L'instabilité politique pèse aussi sur les stations de ski
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Station de Saint-Lary
Altiservice
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Station de Saint-Lary
Altiservice
« On aurait besoin d'avancer rapidement et très clairement, l'instabilité politique est vraiment un frein puisque nous repartons à zéro à chaque nouveau gouvernement », déplore Anne Marty, présidente de Domaines Skiables de France. La chambre professionnelle des opérateurs de domaines skiables français tenait son congrès annuel les 2 et 3 octobre à Toulouse.
Celle qui est également directrice générale adjointe d'Altiservice (pour les stations de Saint-Lary et Font-Romeu en Occitanie), constate des effets de cette instabilité politique, notamment sur la loi de simplification de la vie économique, présentée en conseil des ministres en avril 2024 mais toujours pas en vigueur.
« Nous travaillons depuis longtemps sur la simplification. Aujourd'hui, pour remplacer des remontées mécaniques, il faut refaire une étude globale d'impact, ce qui veut dire un an d'études, alors même que l'installation est prévue exactement au même endroit. Pendant près d'un an et demi, les ministres successifs ont porté une modification pour ne faire qu'une étude au cas par cas dans cette situation. Cette loi de simplification concerne tous les secteurs d'activité et comme tous les dirigeants de France nous sommes en attente d'une stabilité politique », a-t-elle ajouté.
Anne Marty s'inquiète aussi des impacts sur les activités des stations de la situation politique : « Quid des aspects économiques demain si cette instabilité dure ? On sait très bien que les loisirs peuvent être une variable d'ajustement dans le panier des ménages ».
De fait, la valse des ministres n'aide pas à l'arrivée d'une troisième mouture de la loi montagne, pour soutenir l'économie des territoires de montagne, notamment dans la nécessaire diversification de leurs activités avec le changement climatique.
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L'an dernier, Domaines Skiables France est venu en aide à huit stations en difficultés à cause du manque de neige, via sa police d’assurance contre les aléas climatiques nommée Nivalliance, pour un montant global de 455 000 euros. Une enveloppe relativement faible comparés aux trois millions d'euros de la saison précédente, et à plusieurs reprises au cours des dernières années, quand la chambre professionnelle a dû aller jusqu'au plafond maximal de cinq millions d'euros du dispositif.