L’exploitant SATA group propose d'assumer tous les risques financiers pour ouvrir coûte que coûte la station de l'Alpe du Grand Serre cet hiver et préparer la suite. La communauté de communes de la Matheysine doit se prononcer dans les prochaines semaines.« Du côté des moniteurs, on est prêts, tout le monde est resté ». Florent Battistel, directeur de l’ESF de la station de ski de l’Alpe du Grand Serre, en Isère, est déjà dans les starting-blocs pour le début de la saison hivernale. Il a appris avec soulagement la volonté de SATA Group de proposer un nouveau contrat à la Communauté de Communes de la Matheysine, en charge jusqu’à présent de la compétence de la station, où le groupe assurerait tous les risques financiers.
« Nous avons cherché des solutions pour qu’il n’y ait pas d’année morte », confirme Fabrice Boutet, directeur général de SATA Group, contacté par La Tribune, alors qu'en juin dernier, la communauté de communes avait acté (une nouvelle fois) la fermeture de la station de ski située aux portes de Grenoble. « Il ne fallait pas fermer la station un an, sinon, c’était certain que le projet était voué à l’échec », estime Florent Battistel. Avec la fermeture des commerces, l’arrêt des remontées et le départ des socio-professionnels, le défi aurait effectivement était encore plus lourd.
« Je suis convaincu que l’Alpe du Grand Serre peut devenir un véritable modèle de station de moyenne montagne où on peut vivre à l’année », martèle Fabrice Boutet. « SATA Group fera sa part d’investissement », ajoute-t-il. Avantage de cette proposition : pouvoir compter sur la synergie et la puissance du groupe. La société d’économie mixte (SEM) implantée dans l’Oisans gère également les domaines de l’Alpe d’Huez, des 2 Alpes et de la Grave. Elle réalise un chiffre d’affaires de 128 millions d’euros, avec 1 100 collaborateurs.
Un vote prévu mi-novembre
Du côté de la communauté de communes, la présidente Coraline Saurat a répondu, dans un courrier auquel La Tribune a pu avoir accès, que la proposition « sera soumise au vote du conseil communautaire lors de sa prochaine session ordinaire prévue le 13 novembre ». Contactée, elle précise que les conseillers juridiques de la collectivité sont en train d’en étudier plus précisément les modalités.