Iran : premières sanctions de l'UE contre les entraves à la navigation dans le détroit d'Ormuz
latribune.fr
Les personnes et entités sanctionnées ne pourront plus ni voyager, ni transiter dans l'UE et leurs avoirs y sont gelés.
Mark Potter - REUTERS - Yves Herman
Ces mesures ont été prises dans le cadre d’un nouveau régime de sanctions incluant selon l'UE « les personnes et entités impliquées dans les actions de l’Iran qui menacent la liberté de navigation au Moyen-Orient ».
L’Union européenne a annoncé ce lundi avoir pris des sanctions contre deux individus et une entité en Iran, en raison de leur participation au blocage du détroit d’Ormuz. Cette voie de passage stratégique, par laquelle transitent habituellement environ 20 % des hydrocarbures mondiaux, est bloquée depuis fin février par l’Iran, en riposte à la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis.
« Ces actions sont contraires au droit international et portent atteinte aux droits établis, tant de transit que de passage, à travers les détroits internationaux », a indiqué l’UE dans un communiqué.
Nouveau régime de sanctions
Ces mesures ont été prises dans le cadre d’un nouveau régime de sanctions mis en œuvre par les 27, incluant désormais « les personnes et entités impliquées dans les actions de l’Iran qui menacent la liberté de navigation au Moyen-Orient ». Elles prévoient essentiellement des interdictions de voyager dans l’UE ou d’y transiter, et un gel des avoirs dans l’Union européenne.
L’UE dispose déjà de plusieurs régimes de sanctions en place contre l’Iran, notamment pour ses atteintes aux droits humains et pour son aide à la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. Les entreprises ou citoyens européens ont également pour interdiction d’entrer en relation économique ou financière avec quiconque figurant sur cette liste.
Escalade ce dimanche
Cette décision intervient au lendemain du tir d'une trentaine de missiles par l'Iran contre Israël, en réponse à une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien. Une salve qui s'ajoute à d'autres frappes des rebelles Houthis au Yemen, alliés de Téhéran. Israël a répliqué avec des bombardements contre l'Iran, affirmant avoir détruit des systèmes de défense.
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Mais la situation a fait craindre un embrasement du conflit dans la région, et menace les négociations en cours entre l'Iran et les États-Unis. Fébriles, les marchés pétroliers et financiers en témoignaient ce lundi.
Signe d'accalmie, l’Iran a annoncé cet après-midi l’arrêt de son opération militaire contre Israël, après un message de Donald Trump exhortant les deux pays à cesser « immédiatement » leurs attaques réciproques. Les premières depuis la trêve conclue il y a deux mois. Israël n'a pas publiquement réagi à ce stade à la demande de son allié américain.