Détroit d'Ormuz : Trump repousse de nouveau l’ultimatum désormais fixé à mardi soir
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Le président américain, Donald Trump.
/FW1FP/Aurora Ellis - via REUTERS - Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved - Alex Brandon
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Donald Trump a semblé dimanche à nouveau repousser de 24 heures son ultimatum à l'Iran, fixé à présent à « mardi 20H00 » heure de Washington (2 heures, heure de Paris). « Mardi, 20H00 heure de la côte Est ! », a-t-il simplement écrit sur sa plateforme Truth Social.
Fin mars, le président américain — qui exige notamment de Téhéran la réouverture du détroit d'Ormuz — avait déjà repoussé de 10 jours son ultimatum, qui devait expirer lundi. Plus tôt dimanche, il a également estimé auprès de Fox News qu'il existait de « bonnes chances » de parvenir à un accord avec l'Iran lundi. « Je pense qu'il y a de bonnes chances demain » d'avoir un accord, a déclaré le président américain lors d'un entretien par téléphone avec un journaliste de la chaîne.
Sans accord, « vous allez voir des ponts et des centrales électriques s'effondrer à travers tout le pays », a-t-il de nouveau menacé. Lors du même entretien, Donald Trump a affirmé avoir garanti « l'immunité » aux négociateurs iraniens, afin qu'ils ne soient pas visés par des frappes américano-israéliennes.
Selon le président, les négociations ne portent pas sur la possibilité pour l'Iran de développer une arme nucléaire, puisque Téhéran aurait abandonné cette idée. « Le point important, c'est qu'ils n'auront pas d'arme nucléaire. Ils ne négocient même pas sur cette question, c'est tellement facile. Ça a déjà été concédé. La plupart des sujets ont été concédés », a-t-il assuré, selon le journaliste Trey Yingst de Fox News. Dimanche, sur son réseau Truth Social, Donald Trump a également déclaré : « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer - VOUS ALLEZ VOIR ! », a écrit M. Trump, ajoutant : « Gloire à Allah. »
Donald Trump, qui a fait une tournée des médias américains par téléphone dimanche matin, a également exhorté à nouveau Téhéran à rouvrir le détroit d'Ormuz dans une interview au Wall Street Journal. « S'ils veulent le garder fermé, ils vont perdre toute centrale électrique et toute autre centrale qu'ils ont dans le pays », a-t-il déclaré. Interrogé sur quand il envisageait une fin au conflit, Donald Trump a répondu : « Je vous le ferai savoir bientôt. »
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« Mais nous sommes dans une position qui est très forte et ce pays aura besoin de 20 ans pour se reconstruire, s'ils ont de la chance, s'ils ont encore un pays », a-t-il ajouté. « Et s'ils ne font pas quelque chose d'ici mardi soir, ils n'auront pas de centrales électriques, et ils n'auront plus de ponts encore debout. » Dans un entretien à ABC, le président américain a aussi affirmé que la fin de la guerre était une question de jours et non de semaines, mais qu'en l'absence d'accord, il procéderait à une vaste campagne de frappes. Interrogé pour savoir s'il se fixait des limites pour ces frappes, Donald Trump a répondu : « Très peu ».
Peut-être éclaircira-t-il sa position lors d'une conférence de presse prévue lundi à 13 H 00, heure de Washington (19 h, heure française).
Le président du Parlement iranien a lui répondu aux dernières menaces de Donald Trump sur le même ton : « Toute notre région va brûler parce que vous insistez pour suivre les ordres de (Benjamin) Netanyahu », le Premier ministre israélien, a affirmé Mohammad Bagher Ghalibaf. Derrière la rhétorique incendiaire, des efforts diplomatiques se poursuivent : Oman, situé face à l'Iran de l'autre côté du détroit d'Ormuz, a discuté avec Téhéran de sa réouverture, tandis que le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est entretenu par téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, qui jouent un rôle de médiateur.
Cependant, un accord entre Américains et Iraniens reste pour l'heure très hypothétique, estime Danny Citrinowicz, analyste en sécurité et ancien expert des services de renseignement israéliens, spécialiste de l'Iran. « La perspective d'un accord négocié avec l'Iran, du moins dans les conditions actuelles, est quasi inexistante », a-t-il écrit sur X.
Alors que la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz fait flamber les cours du pétrole, la Russie, l'Arabie saoudite et six autres membres de l'Opep+ ont annoncé une nouvelle hausse de leurs quotas de production à partir de mai. Mais cela n'a pas empêché les marchés du pétrole d'ouvrir une nouvelle fois en hausse lundi matin.
(Avec AFP)
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