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La Tribune DimancheDans le monde

Le détroit d'Ormuz, l'épine dans le pied de Donald Trump

Photo de Garance Le Caisne

Garance Le Caisne

Publié le 05 avril 2026 à 04:15

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Dans le détroit d'Ormuz, à Mascate (Oman), le 12 mars 2026.

Dans le détroit d'Ormuz, à Mascate (Oman), le 12 mars 2026.

LTD/REUTERS - Benoit Tessier

La Tribune Dimanche

N144 ● 05 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Le bloquage, depuis le 1er mars, du détroit d'Ormuz par les Gardiens de la révolution iraniens, immobilise l'économie mondiale et met Donald Trump dans l'embarras.

Après avoir repoussé trois fois son ultimatum, Donald Trump s’est refait menaçant hier à propos du détroit d’Ormuz. Depuis le début de la guerre contre l’Iran, le 28 février, le passage maritime qui relie le pétrole des pays du Golfe persique aux marchés asiatiques et mondial par l’Océan indien est une épine dans le pied du locataire de la Maison blanche.

Depuis le 1er mars, les Gardiens de la révolution iraniens bloquent cette passe stratégique, large de seulement 54 km à son endroit le plus restreint. En temps normal, le détroit voit transiter 20 % de la consommation mondiale de pétrole brut (20 millions de barils par jour) et 20 % de celle de gaz naturel liquéfié (GNL). La fermeture d’Ormuz ressemble bien à une prise en otage des États-Unis et de l’économie mondiale.

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Après Ormuz, l'Iran menace de paralyser un deuxième détroit stratégique

A quelques mois des élections de mi-mandat, même si sa base MAGA soutient sa guerre, Trump ne peut ignorer la hausse du prix de l’essence et l’opposition croissante à sa croisade dans le reste de la société américaine.

Il ne peut ignorer non plus l’embarras de ses alliés pétroliers du Golfe, Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Émirats arabes unis, dépendants de cet étroit passage maritime pour exporter leur or noir. C’est d’ailleurs l’une des divergences entre les alliés américain et israélien. Pour l’État hébreu, qui dispose de son propre gaz naturel, l’enjeu n’est pas le même.

En tout cas, si Trump obtient une réouverture d’Ormuz, le retour à une navigation fluide des pétroliers prendra du temps. Les Iraniens sont soupçonnés d’avoir miné les eaux. Leur déminage sera long.

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