Un porte-conteneurs de CMA CGM attaqué mardi dans le détroit d’Ormuz
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Un navire de CMA CGM, à Malte, le 19 mars 2025.
DZL - REUTERS - Darrin Zammit Lupi
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Un navire de CMA CGM, à Malte, le 19 mars 2025.
DZL - REUTERS - Darrin Zammit Lupi
Le porte-conteneur « San Antonio » battant pavillon maltais et appartenant à l’armateur français CMA CGM (propriétaire de La Tribune) a fait « l’objet d’une attaque » mardi dans le détroit d’Ormuz, a confirmé ce mercredi matin CMA CGM.
L’attaque a fait des « blessés parmi les membres d’équipage » qui ont été « évacués et soignés », et a occasionné des « dommages » au navire, a ajouté CMA CGM, dans un bref communiqué à l’AFP. L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.
L’agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu’un cargo avait été touché mardi vers 20h30, heure française, par un « projectile d’origine inconnue » dans le détroit d’Ormuz, sans l’identifier.
La France n’a « en aucun cas » été « visée » par l’attaque, a déclaré ce mercredi Emmanuel Macron, selon des propos rapportés par la porte-parole du gouvernement.
« Les tirs qui ont visé hier un bateau CMA CGM montrent de toute évidence que la situation reste dangereuse », a affirmé Maud Bregeon lors du compte-rendu du Conseil des ministres. Elle a souligné que le navire « n’était pas sous pavillon français » mais battait « pavillon maltais » avec un « équipage philippin » auquel la France assure sa « solidarité ».
Cet incident intervient alors que Donald Trump a annoncé mardi soir suspendre l’opération américaine d’escorte de navires à travers le stratégique détroit d’Ormuz, en place depuis un jour seulement. Et ce, dans le but de parvenir à un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
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Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que « de grands progrès » avaient été réalisés dans les négociations, et que le « Projet liberté » serait suspendu « pendant une courte période » pour voir si un accord pouvait « être finalisé et signé ».
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a annoncé que les États-Unis proposeraient une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour « défendre la liberté de navigation et sécuriser le détroit d’Ormuz ».
Le projet de résolution, rédigé avec Bahreïn, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït, et le Qatar, « exige que l’Iran cesse les attaques, le minage et tout péage ».
(Avec AFP)
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