Le président américain a désigné un faucon pour diriger la banque centrale américaine dès mai prochain. Kevin Warsh est surtout connu pour soutenir le quantitative tightening, la réduction du bilan de l'institution américaine.
Donald Trump a-t-il fait le bon choix ? Vendredi dernier, le président américain a choisi Kevin Warsh comme successeur à la tête de la Réserve fédérale américaine en mai. Le milliardaire compte sur lui pour obtenir une baisse importante des taux d’intérêt, qu’il réclame depuis plus d’un an à l’actuel président de l’institution, Jerome Powell.
« S'il était venu et qu'il avait dit « Je veux les augmenter » (…) Il n'aurait pas eu le poste », a déclaré mercredi le président américain, lors d’une interview à la chaîne américaine NBC News.
Kevin Warsh a soutenu Donald Trump ces derniers mois, notamment lors de ses déclarations publiques, en critiquant l’actuelle administration. « Le spectre de leur erreur sur l'inflation les hante. Je pense donc que l'une des raisons pour lesquelles le président a raison de faire pression publiquement sur la Fed est que nous avons besoin d'un changement de régime dans la conduite de la politique monétaire », a-t-il déclaré sur CNBC en juillet dernier.
Le choix du président a plutôt rassuré les marchés financiers, qui craignent depuis quelques mois une perte d’indépendance de la Fed. Pour preuve, les prix des métaux précieux comme l’or et l’argent ont subi une importante correction, après des semaines de records. Et le dollar a augmenté.
« Warsh a un profil très diversifié : il est passé par les banques, a eu une carrière en politique et a même été gouverneur de la Fed entre 2006 et 2011 », relève Alexandre Baradez, analyste chez IG. Les investisseurs ont également salué ce choix face aux anciens candidats potentiels comme Kevin Hassett ou Rick Rider, considérés comme trop proches du président.
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