L’inflation s’est fortement accélérée en mars aux États-Unis, à 3,5 % sur un an contre 2,8 % le mois précédent. Les États-Unis ont par ailleurs démarré l’année avec une croissance de 2 % en rythme annualisé au premier trimestre, en deçà des attentes des marchés.
L’inflation s’est fortement accélérée en mars aux États-Unis. Elle s’est établie à 3,5 % sur un an contre 2,8 % le mois précédent, sous l’effet de la flambée des prix des carburants consécutive à la guerre au Moyen-Orient, a annoncé ce jeudi le service statistique BEA.
Cette évolution était attendue par les marchés et la banque centrale des États-Unis. Celle-ci vise une inflation limitée à 2 %, ce qui n’est pas arrivé depuis cinq ans.
La situation n’est pas près de s’améliorer : les prix à la pompe viennent de dépasser la barre symbolique de 4,30 dollars le gallon (3,78 litres) en moyenne sur le sol national, selon les données de l’Association automobile américaine (AAA), qui font référence.
L’essence n’est pas le seul poste de dépense en hausse pour les Américains. L’inflation s’est aussi accélérée en mars hors prix volatils de l’énergie et de l’alimentation, à 3,2 % (contre 3 % en février), rapporte aussi jeudi le BEA.
La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, semble dans une impasse et les cours du pétrole atteignent un niveau plus vu depuis 2022. À quelques mois des élections de mi-mandat, l’administration Trump assure que les perturbations économiques sont temporaires pour les Américains. Le locataire de la Maison-Blanche avait fait de la reconquête du pouvoir d’achat une de ses priorités.
Une croissance en deçà des attentes
Les États-Unis ont par ailleurs démarré l’année avec une croissance de 2 % en rythme annualisé au premier trimestre, selon une première estimation officielle publiée ce jeudi, une cadence supérieure au trimestre précédent mais en deçà des attentes des marchés.
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Les investisseurs s’attendaient à voir l’activité du premier trimestre progresser de 2,2 %, selon le consensus publié par Marketwatch. En fin d’année 2025, le produit intérieur brut (PIB) des États-Unis n’avait progressé que de 0,5 % en rythme annualisé, plombé notamment par une longue paralysie de certains services gouvernementaux (« shutdown »), faute d’accord sur un budget.
La reprise observée « reflète une augmentation des investissements, des exportations, de la consommation et des dépenses publiques », rapporte le service statistique BEA. Point négatif pour le PIB : les importations ont également augmenté, ajoute le BEA.