Guerre en Ukraine : les pourparlers tripartites reportés à mercredi (Zelensky)
latribune.fr
Le chef de l'État ukrainien n'a pas précisé les raisons de ce report, mais avait évoqué quelques jours plus tôt la possibilité d'un changement de date ou de lieu en raison des tensions entre Téhéran et Washington.
Photo via AFP - Pavlo Bahmut/Ukrinform/NurPhoto - PAVLO BAHMUT
Les négociations directes entre Kiev, Moscou et Washington reprendront mercredi aux Émirats arabes unis, a annoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Elles interviennent dans un contexte militaire toujours très tendu, marqué par de nouvelles frappes meurtrières et des blocages persistants sur la question territoriale.
Les discussions diplomatiques autour de la guerre en Ukraine sont une nouvelle fois repoussées. Volodymyr Zelensky a indiqué dimanche que les « prochaines rencontres trilatérales » avec la Russie et les États-Unis se tiendraient finalement les 4 et 5 février à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, et non le dimanche 1er février comme initialement prévu.
Un premier cycle avait eu lieu les 23 et 24 janvier, sans percée notable. Moscou et Washington n’ont pour l’heure pas confirmé ce nouveau rendez-vous. Le chef de l’État ukrainien n’a pas précisé les raisons de ce report, mais avait évoqué quelques jours plus tôt la possibilité d’un changement de date ou de lieu en raison des tensions entre Téhéran et Washington.
Des négociations toujours bloquées
Les tentatives pour trouver une issue diplomatique au conflit déclenché par l’invasion russe de février 2022 - le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale - restent extrêmement difficiles. Elles achoppent notamment sur la question des territoires occupés.
La Russie exige que l’armée ukrainienne se retire des zones qu’elle contrôle encore dans la région de Donetsk. Une exigence politiquement et militairement inacceptable pour Kiev, qui considère cette zone comme stratégique pour empêcher une nouvelle percée des forces russes. Des dizaines de milliers de soldats ukrainiens y ont trouvé la mort depuis le début du conflit.
En parallèle, des échanges ont eu lieu sans participation ukrainienne. L’émissaire économique du Kremlin, Kirill Dmitriev, a rencontré en Floride l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, le secrétaire au Trésor Scott Bessent et Jared Kushner, gendre du président Donald Trump.
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Les deux parties ont qualifié ces discussions de « constructives », sans livrer de détails.
Dans le même temps, le ministre ukrainien de la Défense a remercié Elon Musk et sa société SpaceX pour les mesures prises afin d’empêcher la Russie d’utiliser les satellites Starlink pour guider des drones au-dessus du territoire ukrainien.
Frappes renouvelées et victimes civiles
Sur le terrain, la situation reste dramatique. . Une attaque de drone russe sur un autobus dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk a fait au moins 12 morts et sept blessés dimanche, ont annoncé les secours et les autorités locales. "Un drone russe a attaqué un bus au service d'une entreprise dans le district de Pavlograd", ont indiqué sur Telegram les services d'urgence ukrainiens, publiant une photo montrant un autobus endommagé devant lequel gisent des corps floutés.
Dans la ville de Zaporijjia, une attaque de drone russe a frappé, toujours ce dimanche, une maternité, faisant six blessés, dont deux femmes venues en consultation, selon les autorités locales. Trois quarts des fenêtres du service ont été soufflées et des équipements médicaux détruits.
Une pause temporaire des frappes russes sur Kiev, acceptée par le président russe Vladimir Poutine à la demande de Donald Trump afin de favoriser les négociations, doit prendre fin. En janvier, la capitale avait déjà subi des coupures massives de chauffage à la suite de bombardements hivernaux
D’autres frappes ont blessé un enfant de quatre ans et deux femmes dans la même ville. À Dnipro, un homme et une femme ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche lors d’une autre attaque.
Près de Marioupol, sous occupation russe dans la région de Donetsk, un enfant et une femme ont été tués par un drone ukrainien, selon les autorités installées par Moscou.
Malgré de lourdes pertes, l’armée russe poursuit sa progression graduelle dans l’est du pays. Elle a revendiqué dimanche la prise du hameau de Soukhetské, au nord des villes disputées de Pokrovsk et Myrnograd.