Après l’offensive commerciale de Donald Trump l’année dernière, les exportateurs essuient désormais le choc du conflit au Moyen-Orient. La guerre entre les États-Unis et l’Iran ne menace pas encore la croissance des exportations. C’est ce que révèle la dernière étude d’Allianz Trade parue mercredi. Mais elle a déjà entamé la confiance des entreprises. 60 % d’entre elles redoutent des perturbations logistiques ainsi qu’une hausse des prix de l’énergie et des matières premières. De quoi pousser la moitié à chercher des itinéraires alternatifs et à trouver d’autres transporteurs.
Certaines envisagent même des relocalisations depuis la crise, notamment en Europe. « La deuxième stratégie la plus populaire (50 %) consiste à travailler avec des courtiers en douane pour accélérer le dédouanement, particulièrement au Vietnam et en Inde », explique Ano Kuhanathan, responsable de la recherche sectorielle d’Allianz Trade, spécialisée dans l’assurance-crédit entreprise. « La troisième stratégie consiste à ajuster les délais de livraison », explique-t-elle.
Autre inquiétude : les délais de paiement et le risque d’impayés. Les clients payent de moins en moins dans un délai de trente jours et davantage après plus de deux mois. 40 % des exportateurs craignent de ne pas être payés tout court par leurs clients. C’est 6 points de plus qu’avant l’éclatement du conflit.