L’offensive lancée par les États-Unis en Iran pourrait bientôt cesser. Ce 1er mai marque la fin du délai de 60 jours imposé par la loi de 1973, obligeant le président à obtenir l’aval du Congrès pour poursuivre les hostilités alors que la pression des midterms s’accentue.Le conflit au Moyen-Orient pourrait prendre un nouveau tournant le 1er mai. À cette date, l’offensive en Iran aura atteint 60 jours. Passé ce délai, Donald Trump va devoir obtenir l’autorisation du Congrès s’il compte poursuivre son opération militaire.
Cette obligation découle de la « War Powers Resolution ». Adoptée en 1973, cette loi vise à ne pas répéter l’épisode de la guerre du Vietnam, meurtrière pour les soldats américains. En 1969 et pendant un an, les États-Unis, sous l’ordre du président Nixon, avaient bombardé le Cambodge sans en avertir le Congrès.
Imbroglio autour des dates
D’après cette loi, le président américain dispose de 48 heures pour avertir le Congrès du déclenchement des opérations militaires. Donald Trump a lancé l’opération Epic Fury le 28 février et l’a annoncée au Congrès le 2 mars. Mais tous les partis ne sont pas d’accord sur la date à partir de laquelle le délai de 60 jours est dépassé. Certains arguent qu’il faut compter à partir du lancement de l’opération, ce qui rapprocherait la date limite à ce mercredi 29 avril, d’autres estiment qu’il faut partir de la notification officielle au Congrès, ce qui recule l’échéance au 1er mai.
Certains républicains estiment même que les jours du cessez-le-feu doivent être décomptés. « On ne peut pas punir les cessez-le-feu », a ainsi plaidé le républicain Brian Fitzpatrick, rapporte le média américain CNN. Il n’empêche, cette loi sur les pouvoirs de guerre autorise aussi le président américain à prolonger le conflit de 30 jours supplémentaires. Une période qui doit cependant permettre le retrait des troupes et non la poursuite de l’offensive.