La Chine menace Taïwan avec des exercices militaires à balles réelles
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Les navires de l'armée chinoise ont tiré à balles réelles.
FL - via REUTERS - EASTERN THEATRE COMMAND
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Les navires de l'armée chinoise ont tiré à balles réelles.
FL - via REUTERS - EASTERN THEATRE COMMAND
L'armée chinoise a une drôle de façon de se préparer au Nouvel An. Dans la nuit de dimanche à lundi, Taïwan a annoncé avoir détecté quatre navires des garde-côtes chinois près des eaux de l'île. Avant que l'île n'annonce avoir détecté 89 avions militaires chinois et 28 navires à proximité de l’île, vers 10h heure française. En conséquences, plus de 100.000 passagers risquent des retards d'avion lundi et mardi a prévenu l'autorité publique de l'aviation civile taïwanaise.
De son côté, Pékin a confirmé ces informations en annonçant réaliser des exercices militaires à balles réelles. L'armée chinoise « utilise des destroyers, des frégates, des chasseurs, des bombardiers et des drones » dans le cadre de ces exercices, qui comprennent « des tirs à munitions réelles sur des cibles maritimes au nord et au sud-ouest de Taïwan », a détaillé son commandement pour la zone dans un communiqué vers 11H40 (04H40 à Paris). « Les forces extérieures qui tentent d’utiliser Taïwan pour contenir la Chine et d’armer Taïwan ne feront qu’encourager l’arrogance des partisans de l’indépendance et pousser le détroit de Taïwan dans une situation périlleuse de guerre imminente », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian.
En réponse, Taïwan a dit avoir déployé les « forces appropriées », ajoutant que ses troupes avaient « mené un exercice de riposte rapide ».
Les exercices de cette semaine ne sont pas qu'un simple entraînement. Pour Pékin, ils sont aussi « un sérieux avertissement adressé aux forces séparatistes de 'l'indépendance de Taïwan', et ils constituent une action légitime et nécessaire pour préserver la souveraineté et l'unité nationale de la Chine », a estimé Shi Yi, porte-parole du Commandement chinois.
La menace de Pékin sur Taïwan n'est cependant pas nouvelle. Les précédents exercices impliquant des exercices à tirs réels autour de l'île remontaient à avril, des manœuvres condamnées par Taipei. Pékin considère Taïwan comme faisant partie de son territoire et menace de recourir à la force militaire pour s'en emparer.
Les tensions dans le détroit ont été ravivées par une vente d'armes massive des États-Unis à Taipei mi-décembre, la deuxième depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, pour 11,1 milliards de dollars au total, soit le montant le plus important depuis 2001. La Chine a répondu la semaine dernière par des sanctions contre 20 entreprises américaines de défense.
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Cette démonstration de force à grande échelle intervient également après des semaines de dispute diplomatique entre Pékin et Tokyo au sujet de l'île, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi ayant laissé entendre en novembre que son pays pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan. Une déclaration qui a suscité la colère de la Chine. « Les forces extérieures qui tentent d’utiliser Taïwan pour contenir la Chine et d’armer Taïwan ne feront qu’encourager l’arrogance des partisans de l’indépendance et pousser le détroit de Taïwan dans une situation périlleuse de guerre imminente », a déclaré Lin Jian ce lundi. « Toute manœuvre malveillante visant à entraver la réunification de la Chine est vouée à l’échec », a assuré le porte-parole.
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