Dans deux mois, les Français seront appelés aux urnes pour les élections municipales. Parmi les sujets qui feront débat, la transition énergétique et notamment les énergies renouvelables. En Occitanie, la bataille d’influence a commencé.L’équilibre géopolitique mondial a subi de nombreuses secousses en 2025 et le changement climatique reste une préoccupation majeure. Dans ce contexte, l’énergie est au cœur de tous les enjeux et la France est à un carrefour stratégique, toujours dans l’attente de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Des décisions politiques et des orientations industrielles « qui détermineront si notre pays choisit la dépendance ou la souveraineté énergétique », brandit le Syndicat des énergies renouvelables (SER) dans son invitation à un déjeuner de presse sur la thématique « Les énergies renouvelables, quels atouts pour l’Occitanie ? » ce 15 janvier à Narbonne (Aude).
Ce n'est pas un hasard. Dans deux mois, les 15 et 22 mars prochains, se dérouleront les élections municipales, « prochaine échéance structurante pour le développement des énergies renouvelables », estime le syndicat, soulignant la nécessaire implication des élus locaux.
« Sur sa lancée mais sans visibilité »
Dans ce contexte électoral, le SER vient de créer une nouvelle commission, consacrée aux enjeux territoriaux du développement des renouvelables. Interrogé par La Tribune en amont de ce rendez-vous audois, le président du SER, Jules Nyssen, explique son intention : « Il s’agit de faire se parler les acteurs du monde local avec ceux des énergies renouvelables. Présidée par Anna Wachowiak (directrice générale adjointe du Groupe Sorégie, NDLR), cette commission a vocation à nous faire travailler sur les sujets liés au partage de la valeur, à la co-construction des projets, ce qui améliorera l’acceptabilité. Mais aussi sur la régionalisation des objectifs de la PPE, quand on en aura une, et sur l’élaboration de propositions en matière de décentralisation dans le cadre des présidentielles à venir ».