Transitions Pro, le pilier du financement de la reconversion professionnelle - issu de la mutation du Fongecif -, tire un premier bilan positif des cinq années écoulées : depuis la pandémie de Covid-19, l'organisme aura reçu plus de 40 000 demandes de reconversion en Auvergne-Rhône-Alpes. Avec un modèle dont le financement reste cependant sur le fil.« Nous sommes sur une dynamique positive : la demande en reconversion professionnelle est forte et en croissance à l'échelle régionale, avec des besoins variés sur différents publics. Mais avec un point d'attention sur les moyens financiers accordés à la formation professionnelle, qui sont quant à eux plutôt orientés à la baisse ». Tel est le constat dressé à La Tribune par Lionnel Décultieux, le nouveau directeur général de Transitions Pro, arrivé l'an dernier à la tête de l'organisme, chargé de financer la transition professionnelle des salariés du secteur privé.
Issu de la mutation du Fongecif depuis la loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », Transitions Pro Auvergne-Rhône-Alpes se positionne comme le premier organisme régional (derrière l'Île-de-France) à la fois en nombre de dotations et de demandes, au sein d'un réseau de 18 antennes chapeauté par Certif Pro.
« Auvergne-Rhône-Alpes est à la fois une région dynamique qui possède une empreinte industrielle, touristique et agricole plus marquée, mais aussi où le nombre de demandes de reconversion croît plus fortement qu'ailleurs », observe Lionnel Décultieux.
Car avec près de 40 626 dossiers déposés au cours des cinq dernières années en Auvergne-Rhône-Alpes (grimpant de 4622 demandes annuelles en 2020 à un pic de 7 625 demandes en 2023), le sujet de la reconversion n'est plus perçu comme « un incident de parcours » :
« Depuis la pandémie, la demande a explosé, notamment en 2021 et a connu un nouveau regain en 2023 et 2024 », détaille le DG de Transitions Pro. « Même si l'année 2025 (avec 6 983 dossiers déposés, ndlr) a marqué le pas, peut-être en raison d'un contexte socio-économique particulier, on s'attend à ce que 2026 soit la meilleure des années que nous ayons connues, en termes de demande ».