Sanofi dans le collimateur de l’UE pour soupçon d’entrave à la concurrence

Dans le cadre de cette procédure, Sanofi peut proposer des engagements pour répondre aux préoccupations de la Commission.
GFM - REUTERS - GONZALO FUENTES

Dans le cadre de cette procédure, Sanofi peut proposer des engagements pour répondre aux préoccupations de la Commission.
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Bruxelles a annoncé ce vendredi 26 juin avoir ouvert une enquête formelle contre le géant pharmaceutique français Sanofi, pour une possible entrave à la concurrence sur le marché des vaccins antigrippaux.
Le groupe est soupçonné par l’exécutif européen, qui avait procédé à des perquisitions l’an dernier, d’avoir abusé de sa position dominante en menant une campagne de dénigrement contre un vaccin de l’entreprise australienne CSL Seqirus, le Fluad, concurrent de son propre produit, l’Efluelda.
« La Commission craint que Sanofi n’ait mené une campagne de communication trompeuse visant à dénigrer le vaccin Fluad en le présentant comme inférieur à l’Efluelda, allant ainsi à l’encontre des recommandations vaccinales nationales de plusieurs États membres », a expliqué Bruxelles dans un communiqué.
Cette campagne visait principalement les professionnels de santé en Allemagne et en France. Interrogé par l’AFP, le groupe français s’est défendu de toute pratique illégale.
« Sanofi est convaincu d’avoir agi, et de continuer à agir, en totale conformité avec l’ensemble des lois et réglementations applicables, y compris le droit de la concurrence », a assuré une porte-parole du groupe. « L’ouverture d’une procédure formelle constitue une étape procédurale et ne préjuge en rien de l’issue de l’enquête. Sanofi demeure engagé en faveur d’une concurrence loyale et du maintien de l’accès des patients à des vaccins innovants », a-t-on ajouté au sein du groupe.
Si ces pratiques étaient confirmées, la Commission européenne pourrait prononcer contre Sanofi une sanction pour abus de position dominante, sous la forme d’une amende. Dans le cadre de cette procédure, Sanofi peut par ailleurs proposer des engagements pour répondre aux préoccupations de la Commission.
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(Avec AFP)