Le développement des parcs éoliens flottants en Méditerranée française représente un défi majeur pour les usagers de la mer, à commencer par les pêcheurs professionnels. D’abord avec des fermes pilotes, opérationnelles ou en cours d’installation (EFGL au large de Leucate et du Barcarès, EolMed au large de Gruissan, et Provence Grand Large au large de Port-Saint-Louis du Rhône), puis dans quelques années avec des fermes commerciales.
Entre ambitions énergétiques et préservation des activités, le projet FishWind, qui démarre, porté par l’organisation de producteurs (OP) SATHOAN, basée à Sète (près de 100 navires de pêche sur l’ensemble de la façade de Méditerranée française), ambitionne de décloisonner les attentes et les enjeux en mettant en avant la coactivité plutôt que des zones d’exclusion induites par la création de ces parcs.
Y sont associés côté institutions l’Ifremer, le comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) Occitanie, ainsi que le Centre d'étude pour la promotion des activités lagunaires et maritimes de la Région Occitanie (Cepralmar). Et côté entreprises, les start-up Lineup Ocean, 3D Concrete et BRL ingénierie, bureau d’étude spécialisé pour l’eau et l’environnement. Les développeurs éoliens lauréats des appels d’offres participent, quant à eux, financièrement au titre des mesures environnementales ERC, « Eviter-réduire-compenser ».