« Ces pratiques nuisent à toute la profession » : dans l'éolien, les méthodes indésirables de Windstrom
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Des éoliennes installées dans les plaines céréalières de Charente-Maritime.
Vals de Saintonge
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Des éoliennes installées dans les plaines céréalières de Charente-Maritime.
Vals de Saintonge
À Messac, la maison de Christophe Nouhet est l’habitation la plus impactée par le projet éolien de Windstrom. La demeure se trouve « à 533 mètres » de l’éolienne la plus proche, « sans aucun écran végétal », précise-t-il, regrettant de n’avoir jamais reçu la visite ni du maire, ni du promoteur. « Le voisin de l’autre côté de la rue, a loué son terrain pour implanter une éolienne, ils sont arrivés comme ça dans le hameau. » Cela fait bientôt dix ans que le confetti rural se voit courtisé par l’entreprise allemande.
Éloignée des grands axes routiers et du littoral, la commune d’une centaine d’habitants se trouve au sud de la Charente-Maritime, dans une région ultra-prisée par les développeurs d’énergies renouvelables pour ses capacités foncières et son gisement en vent. À Messac, Windstrom verrait bien quatre grands mâts blancs en surplomb des terres céréalières et viticoles. Après une étude d’impact et un avis favorable du conseil municipal, la préfecture autorise le parc en mai 2019.
Sitôt prononcée, l’autorisation est attaquée par une association d’habitants, rejointe par l’interprofession du cognac. Motifs invoqués : une sous-estimation des impacts environnementaux et paysagers. Le développeur s’apprête à détruire les habitats d’espèces protégées, en particulier de chauve-souris, alors qu’il ne dispose pas des dérogations normalement délivrées par l’État pour le faire. La permission préfectorale est annulée une première fois en août 2021 par la cour administrative d’appel de Bordeaux, qui demandait la délivrance d'une dérogation espèce protégée. Malgré son obtention, l'instance administrative la juge irrecevable et vient de renouveler sa sentence par une décision rendue le 16 décembre dernier. Le projet est ainsi stoppé.
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Une victoire pour les opposants au projet et pour leur avocat Théodore Catry, un spécialiste du droit de l’environnement. « La demande de dérogation pour l’atteinte aux espèces protégées devient une étape obligatoire quand le risque est suffisamment caractérisé. Sur Messac, elle porterait sur 82 espèces d’oiseaux, dont 17 de chauve-souris », assène-t-il. Visiblement pas assez pour Windstrom.