La fintech Younited pivote du crédit conso à la banque en ligne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Charles Egly, cofondateur de Younited, pilote un virage stratégique pour la fintech.
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Charles Egly, cofondateur de Younited, pilote un virage stratégique pour la fintech.
DR
Le spécialiste du crédit instantané, l’une de ses start-up de la génération DPS2 (directive sur l’open banking) accélère sa mue vers un modèle bancaire plus traditionnel. C’est d’ailleurs ce que reflètent ses comptes du premier semestre. « Lors de notre introduction en Bourse en décembre dernier [avec un Spac], nous avons levé concomitamment 160 millions d’euros de capital qui a nous a permis à la fois de réaccélérer sur la production de crédit mais aussi de conserver la production sur notre bilan et de bénéficier ainsi de toute la marge sur le crédit », explique Charles Egly, cofondateur et directeur général de Younited.
Même si Younited a acquis très vite une licence bancaire, la fintech reposait jusqu’ici sur un modèle « originate to distribute », qui consistait à refinancer les créances auprès d’investisseurs institutionnels, qui captaient la quasi-totalité de la marge, moyennant une commission. Un modèle qui faisait sens lorsque les taux étaient proches de zéro, mais qui est moins séduisant avec l’envolée des taux.
Sur le premier semestre, 100 % de la production nouvelle du semestre, en hausse de 24 % à 629 millions d’euros, est financée sur le bilan. Mécaniquement, le bilan de la fintech est passé de 700 millions d’euros à la fin 2024 à plus d’un milliard d’euros au 30 juin, et les revenus ont été propulsés sur le semestre à 84 millions d’euros, dont deux tiers sur la marge d’intérêt et 15 % de commissions sur les assurances. Au passage, le ratio des frais généraux a fondu de 57 % à 30 %.
À lire également
Au total, les pertes nettes au premier semestre sont réduites à 10 millions d’euros – contre 37 millions un an plus tôt – et Younited espère atteindre la rentabilité au quatrième trimestre de cette année. De quoi peut être redynamiser un cours de Bourse flageolant (-25 %) dans des volumes quasi inexistants. « Nous faisons profil bas et nous attendons que la rentabilité soit bien crantée avant de communiquer davantage auprès des investisseurs », reconnaît Charles Egly. Pour l’heure, la société capitalise autour de 360 millions d’euros.
🔴 Hausse du pétrole, tensions au Moyen-Orient, risque nucléaire accru selon le Sipri… L'essentiel de l'actualité ce lundi 8 juin
17 % du PIB : le coût colossal de la guerre pour Israël
En Allemagne, l'avertissement de Merz contre un succès de l'extrême droite sur fond d'économie en souffrance
Nature & Découvertes en difficulté, des magasins en passe de fermer à Paris et Marseille