La fintech britannique Wise s’envole pour Wall Street
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La City a toujours souhaité être au cœur de la fintech en Europe.
Toby Melville
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La City a toujours souhaité être au cœur de la fintech en Europe.
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Lors de la présentation de ses résultats annuels, Wise a confirmé son projet de double cotation à Londres et à New York pour aider la fintech britannique à mieux se faire connaître aux Etats-Unis et à bénéficier de la profondeur du marché américain sur les actions. Et surtout, elle envisage de transférer sa cotation principale de l'autre côté de l'Atlantique.
Pourtant, la fintech, qui fait partie des nombreuses success stories britanniques aux côtés de Revolut ou de checkout.com, n'avait pas à se plaindre de sa cotation à Londres : introduite en Bourse en 2021, l'action de la société a depuis progressé de 50 %, et la capitalisation atteint 12 milliards de livres (14 milliards d'euros), soit un multiple de valorisation de 25 fois les bénéfices estimés pour 2025. Dans un univers des paiements très attaqué sur les marchés, à l'instar de Worldline, la performance mérite d'être soulignée.
A l'origine ciblée sur les transferts internationaux des particuliers, et médiatiquement connue pour ses campagnes dénonçant les « frais cachés » des banques sur les virements internationaux, quitte à faire réagir la Commission européenne, Wise a non seulement su se diversifier sur les entreprises mais aussi proposer sa plateforme en marque blanche à des banques, comme BPCE en France, ou bien plus récemment Morgan Stanley.
Et de fait, Wise affiche une forte croissance de ses résultats et a su même rassurer les investisseurs sur l'activité des derniers mois en plein trouble géopolitique. Les volumes de transactions ont grimpé de 23% sur l'exercice 2025 à 145 milliards de livres sterling, et ils se sont même accélérés au cours du dernier trimestre. Le résultat net progresse de 18 % à 417 millions de livres et le groupe, qui fait toujours des prévisions prudentes, table sur une marge avant impôts de 13 à 16 %.
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Selon son cofondateur et PDG, Kristo Käärmann, une cotation primaire à New York devrait permettre un meilleur accès au marché des capitaux américains, mieux valorisés. Alors que les Etats-Unis ne pèsent que 25 % du PIB mondial, ils concentrent en effet 55 % de la capitalisation mondiale.
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