Présenté le 14 octobre par le gouvernement, le projet de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) prévoit des mesures douloureuses pour de nombreux Français, avec l’objectif que les dépenses d’assurance maladie ne dépassent pas les 270 milliards d’euros l’an prochain (près de 266 milliards d’euros en 2025), soit une hausse de 1,6 %, très inférieure aux années précédentes (4,8 % par an de 2019 à 2025).
La copie du gouvernement pour réduire le déficit de la Sécurité sociale, très proche de celle du gouvernement Bayrou, prévoit ainsi une économie de 5 milliards d’euros en 2026, pour moitié sur les assurés.
Les personnes en affections longue durée (ALD) notamment contribueront à une grosse partie des économies, avec des indemnités journalières qui seront soumises à l’impôt sur le revenu, une baisse de remboursement de certains médicaments et la suppression de l’avantage fiscal après un arrêt maladie. Et au nom d’un « recentrage des prises en charge par l’assurance-maladie sur les soins les plus efficients », le dossier sur le PLFSS transmis par le gouvernement mentionne que « le taux de prise en charge des cures thermales sera diminué » pour les patients en ALD. Autrement dit, la prise en charge de leur cure thermale, aujourd’hui à 100 %, sera alignée sur celle des autres assurés sociaux recourant aux cures thermales pour une maladie chronique, soit 65 %.