Petit réacteur nucléaire : la start-up Newcleo sur le point de perdre le soutien de l’État français
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Le centre de recherche de Newcleo à Brasimone, en Italie.
Newcleo
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Le centre de recherche de Newcleo à Brasimone, en Italie.
Newcleo
Bruno Bonnell, le patron du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), l’a répété à maintes reprises : la nouvelle phase de qualification des start-up nucléaires candidates à France 2030 sera bien plus sélective. Si Otrera a annoncé, ce vendredi 22 mai, avoir décroché un nouveau coup de pouce, Newcleo, elle, semble sur le point d’être rattrapée par les faiblesses de son modèle. Sauf revirement de dernière minute, la start-up franco-italienne ne devrait bénéficier ni d’une nouvelle subvention ni d’un investissement en capital de l’État français, selon plusieurs sources consultées par La Tribune.
Sur le modèle économique, la start-up n’a pas communiqué de coût du mégawattheure lors de son audition, alors que dans d’autres communications officielles, Newcleo n’hésite pas à s’avancer sur un coût de 55 euros. En réalité, l’entreprise s’orienterait davantage vers un modèle de vente de réacteur, associée à un service d’exploitation. Newcleo ne vendrait donc pas directement de l’électricité.
Newcleo misait sur les subventions complémentaires de la phase 2 du plan France 2030 pour notamment « financer (…) la conception finale des installations avant leur déploiement opérationnel », explique l’entreprise dans un document de maîtrise d’ouvrage. En février dernier, la jeune pousse avait annoncé avoir levé 75 millions d’euros supplémentaires, portant le montant total des capitaux engrangés depuis sa création à 645 millions d’euros. Si ce dernier financement s’est avéré inférieur aux attentes de la start-up, il lui a néanmoins permis de faire face à ses besoins de trésorerie, alors que l’audit de KPMG, révélé l’été dernier par la presse italienne, laissait entrevoir des difficultés financières.