Petits réacteurs : alerte sur la trésorerie de Newcleo, plus grosse start-up européenne du nucléaire
Juliette Raynal
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Le centre de recherche de Newcleo à Brasimone, en Italie.
Newcleo
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Le centre de recherche de Newcleo à Brasimone, en Italie.
Newcleo
Les difficultés se multiplient pour les nouvelles start-up du nucléaire. Alors que Jimmy a été contrainte de repenser le design de sa petite chaudière nucléaire pour des raisons économiques, c'est au tour de Newcleo de se trouver en mauvaise posture. En l'absence d'une nouvelle augmentation de capital dans les douze mois à venir, la continuité d'exploitation de l'entreprise est menacée, a rapporté la presse italienne début août. Les articles, notamment parus dans le quotidien économique Il Sole 24 Ore, s'appuient sur les conclusions d'un audit des comptes 2024 de Newcleo réalisé par KPMG, dont La Tribune a pu prendre connaissance.
« Les alertes comme celle-ci sont tout à fait normales pour des entreprises comme la nôtre qui investissent beaucoup dans l'innovation », tempère toutefois Stefano Buono, directeur général de l'entreprise, auprès de La Tribune. « Notre règle est de disposer d'une trésorerie permettant de tenir un an et demi, voire deux ans. Nous avons donc décidé de ralentir et nous préparons une augmentation de capital pour la fin d'année », ajoute-t-il. La start-up a notamment renoncé à ses ambitions au Royaume-Uni, engendrant la suppression de 150 postes. Elle entend également réduire ses contrats d'ingénierie noués auprès de prestataires externes.
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Fondée en 2021 par un trio d'Italiens (le physicien Stefano Buono, Elisabeth Rizzotti et Luciano Cinotti), Newcleo planche sur un petit réacteur modulaire de quatrième génération basé sur la technologie des réacteurs à neutrons rapides refroidis au plomb. Objectifs affichés : mettre en service un premier démonstrateur de 30 mégawatts en 2031 près de Chinon (Indre-et-Loire) et lancer, au préalable, une usine de production de combustibles Mox, fabriqués à partir de combustibles déjà utilisés, dès 2030. Projet pour lequel, l'entreprise a récemment fait l'acquisition d'un terrain dans l'Aube. Soit un plan d'investissements de quelque 3 milliards d'euros dans l'Hexagone. Sur cette enveloppe, 200 millions d'euros d'investissements ont déjà été déployés, indique le directeur général.
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