Dans un contexte budgétaire sous forte tension, la facture du soutien public aux énergies renouvelables électriques devrait encore s’alourdir. La CRE anticipe un coût de 8,38 milliards d’euros en 2027. Une hausse d’environ un milliard d’euros par rapport à 2026, qui tient au développement des parcs solaires et éoliens et aux prix de l’électricité durablement bas. Lesquels accroissent mécaniquement les compensations versées aux producteurs.« J’attends avec beaucoup d’effroi et d’impatience les chiffres de cet été », avait confié William Arkwright, porte-parole d’Engie, lors du Solar Summit organisé par La Tribune, le 21 mai dernier à Bordeaux. « Ça va faire très très mal. On ne sera pas à 4 ou 5 milliards, ça va être beaucoup plus », a-t-il prévenu redoutant un nouvel épisode de « solar bashing » en plein cœur de l’été (période de l’année pendant laquelle la consommation électrique est plus faible) dans un contexte d’électricité bon marché et où les épisodes de prix négatifs sont de plus en plus fréquents.
« Le coût du solaire va se voir comme le nez au milieu de la figure dans un paysage budgétaire ultratendu, à la veille d’une présidentielle ultracompliquée », anticipait-il.
Sans surprise, William Arkwright, aujourd’hui responsable de l’activité data center chez Engie, avait vu juste, ou presque. Selon les prévisions de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), publiées, ce lundi 20 juillet, le coût du soutien public aux énergies renouvelables électriques devrait augmenter d’environ un milliard d’euros entre 2026 et 2027.
Dans le détail, le régulateur prévoit que le coût du soutien public des énergies renouvelables électriques atteindra 8,38 milliards d’euros en 2027, contre 7,29 milliards d’euros anticipés pour l'année 2026, et 6,18 milliards constatés en 2025.
Le solaire, revu légèrement à la baisse, représente la plus grosse partie de la facture