Le 2 avril dernier, le gouvernement a annoncé la relance des appels d’offres sur les énergies renouvelables, inscrits dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) dévoilée le 13 février. La France cible notamment désormais 18 gigawatts (GW) d'éolien en mer en 2037, 26 GW en 2040 et « au moins » 45 GW en 2050.
Les acteurs de la filière attendaient ce signal après plusieurs mois d’attentisme. L’exécutif a fusionné les appels d’offres AO9 et AO10 afin de développer 11 projets et 10 GW sur les trois façades maritimes françaises.
La moitié de ces futures capacités reposeront sur des éoliennes posées, l’autre moitié sur de l'éolien flottant, une technologie moins mature destinée aux eaux profondes. Les premiers lauréats devraient être désignés d’ici à la fin 2026 ou début 2027, selon Bercy.
Des inconnues demeurent toutefois : ni le cahier des charges, ni le calendrier précis ne sont connus, même s’ils sont attendus rapidement puisqu’aucune phase de pré-qualification n’est prévue. Plusieurs acteurs consultés par La Tribune disent vouloir privilégier l’éolien posé, la technologie de l’éolien flottant restant « encore anecdotique dans le monde ». D’autres rappellent néanmoins que l’État, les Régions et les ports ont fortement investi dans cette technologie afin de faire de la France un fer de lance du secteur.