Le cercle Cyclope a publié la 40ᵉ édition de son rapport sur les marchés mondiaux ce mardi. Son président et fondateur Philippe Chalmin estime que le marché pétrolier pourrait rapidement revenir excédentaire après la fin de la guerre au Moyen-Orient.Les prix du pétrole pourraient « fortement » baisser à la fin de la guerre au Moyen-Orient, selon la 40ᵉ édition du rapport Cyclope sur les marchés mondiaux, dévoilée ce mardi 2 juin. « Malgré ce qui vient de se passer, malgré ce qui risque de se passer, il n'en reste pas moins que le marché pourrait redevenir assez rapidement, post-crise, excédentaire », a déclaré le fondateur et président du cercle Cyclope, Philippe Chalmin, professeur émérite à l'université Paris-Dauphine, lors d'une conférence de presse.
« Si la question d'Ormuz est réglée d'une manière ou d'une autre, si les flux reprennent presque normalement, on pourrait se retrouver dans le rapport Cyclope 2027 avec une situation assez différente de celle que nous vivons aujourd'hui », a-t-il ajouté. Même si l'édition 2026 juge « peu probable que le détroit d’Ormuz retrouve son fonctionnement et donc sa liberté antérieure », l'Iran ayant « découvert le pouvoir de nuisance qui pouvait être le sien » et « la manne financière qui pourrait en résulter ».
« Le marché pétrolier mondial serait marqué en 2026 par un excédent de l’offre sur la demande et cette situation ne permet pas de maintenir des prix supérieurs à 90 dollars le baril, voire à 100 dollars », anticipe le rapport sur les matières premières, « à moins que les frappes iraniennes contre des pays arabes qui sont de grands pays pétroliers ne génèrent des dommages importants à des installations liées à l’exploitation pétrolière, ce qui nécessiterait des réparations assez longues ».