Nucléaire : Benoît Blassel pilotera le nouveau programme visant à se passer de l’uranium naturel
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L’entrée du site de Cadarache du CEA dans la Bouches-du-Rhône.
REUTERS/Jean-Paul Pelissier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L’entrée du site de Cadarache du CEA dans la Bouches-du-Rhône.
REUTERS/Jean-Paul Pelissier
Selon nos informations et de sources concordantes, Benoît Blassel, actuellement membre de la délégation interministérielle au nouveau nucléaire (Dinn), s’apprête à prendre la direction du nouveau programme consacré à la « fermeture du cycle du combustible ».
Son lancement a été officialisé jeudi dernier par l’Élysée, à l’issue du cinquième conseil de politique nucléaire (CPN). Objectif : se défaire, d’ici à la fin du siècle, des besoins en uranium naturel pour alimenter les réacteurs atomiques tricolores.
Contacté, le CEA n’a pas répondu à nos sollicitations.

Passé notamment par le cabinet d’ingénierie Assystem et par Areva, où il a piloté le projet de réacteur Atmea, Benoît Blassel travaillait jusqu’à présent aux côtés de Joël Barre à la Dinn. Cette cellule a été fondée en 2022 pour superviser et faciliter la création des six nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR 2. D’ici à quelques jours, ce polytechnicien basculera officiellement sur cet autre programme nucléaire dont il pilotera la maîtrise d’ouvrage. « Benoît Blassel sera directement rattaché à l’administratrice générale du CEA [Anne-Isabelle Etienvre, première femme à la tête de cet organisme fondé il y a 80 ans] », indique une autre source proche du dossier. Il ne dépendra pas de Philippe Stohr, qui pilote la division énergies.
La nouvelle structure viendra donc s’ajouter aux quatre grandes directions opérationnelles du CEA : les applications militaires, les énergies, la recherche technologique et la recherche fondamentale. « Aujourd’hui, le programme est intégré au CEA, mais sa structure juridique pourrait évoluer à l’avenir, selon les besoins », indique cette même source.
Pétrole : l'Irak anticipe un retour à la normale de sa production d'ici deux mois
Parcs éoliens et solaires : l’ombre de 2027 ouvre la perspective de « rachats à la casse »
Résistance aux antibiotiques : le CHU de Lyon en première ligne de la révolution des phages
Alstom, Forvia : des usines françaises passent à la défense en Allemagne