Le décret instituant la délégation interministérielle chargée de superviser la construction des six nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR2, voulus par le président de la République, a été publié le 8 novembre dernier au Journal officiel.
Cette entité, composée de 15 collaborateurs, aura un rôle de coordination de l'ensemble des administrations autour de ce nouveau programme nucléaire pour « le faire avancer avec succès », avait expliqué le cabinet d'Agnès Pannier-Runacher. Elle est placée sous l'autorité de la cheffe du gouvernement Elisabeth Borne, mais travaillera en étroite collaboration avec le ministère de l'Economie et des Finances et celui de la Transition énergétique.
«La délégation de programme interministérielle au nouveau nucléaire assure, la supervision de la réalisation de programmes industriels de construction de nouveaux réacteurs électronucléaires en France, en lien et dans le respect des compétences des administrations centrales et des services à compétence nationale relevant des ministres chargés de l'énergie, de l'environnement, de la sûreté nucléaire, de l'industrie, de l'économie et du budget, ainsi qu'avec les préfets des territoires d'implantation des nouveaux réacteurs », précise le texte.
A la tête de cette nouvelle délégation : Joël Barre, ancien délégué général de l'armement, qui prend alors les fonctions de « délégué interministériel au nouveau nucléaire » avec le « rang de directeur d'administration centrale ». Il a « la maîtrise des très grands programmes et de la coordination entre un porteur de projet et ses sous-traitants », pointe le cabinet d'Agnès Pannier-Runacher.