Le gouvernement a annoncé jeudi une hausse du plafond de la prime carburant versée par les employeurs à leurs salariés. Le patronat, déjà remonté contre le gel des allègements de charges, prévient que certaines entreprises ne pourront pas l'utiliser.Les entreprises sont appelées à participer à l'effort sur les carburants. Le ministre du Commerce, Serge Papin, a annoncé ce jeudi 21 mai que le plafond des primes carburants versées par les employeurs à leurs salariés, qui sont exonérés de cotisations et d'impôt sur le revenu, sera porté de 300 à 600 euros. L'aide, dont le gouvernement a annoncé en parallèle une simplification des conditions d'accès, sera « généralisée (...), désocialisée, défiscalisée », a ajouté le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Invité sur Franceinfo ce vendredi matin, le porte-parole du Medef, Charles Znaty, a déclaré que « les entreprises qui le peuvent le feront » mais qu'« il y en aura certainement qui seront en difficulté et qui ne pourront pas le faire », certaines étant « déjà dans une situation économique difficile » et alors que « le taux de défaillance est revenu à des niveaux record ». Pour rappel, la France a atteint 71 000 défaillances d'entreprises sur un an au premier trimestre, selon le cabinet Altares.
Une « mesure de court terme », selon le Medef
« Ces aides vont soulager la situation […] de ces entreprises et de leurs salariés », a reconnu Charles Znaty. Ces « mesures de court terme » sont « bienvenues pour les personnes et les entreprises en première ligne et qui souffrent le plus ». Mais les difficultés des entreprises « ne vont pas être résolues par des mesures de court terme », a-t-il déclaré auprès de Franceinfo, évoquant « des petits correctifs qui viennent simplement soulager la situation économique ».