Par un effet comptable, Orano voit ses résultats refluer en 2025. Mais fort d’un endettement historiquement bas, le groupe engage une vague d’investissements massifs, en France comme à l’international.Après les résultats « survitaminés » de 2024, dopés par une spécificité comptable propre à l’industrie du cycle du combustible nucléaire, Orano a enregistré un chiffre d’affaires légèrement supérieur à 5 milliards d’euros et un résultat net part du groupe d’environ 400 millions d’euros, en baisse de respectivement 11,4 % et 37 %.
« Nous sommes sur une tendance de fond positive », a néanmoins assuré Nicolas Maes, le directeur général du groupe tricolore à la presse. Avec moins de 500 millions d’euros de dette, le groupe tricolore se vante d’atteindre un niveau d’endettement historiquement bas, lui permettant d’aborder sa phase de développement « en bonne santé ». Nicolas Maes a toutefois précisé que cet endettement allait « naturellement remonter ».
1,5 à 1,7 milliard d’investissements en 2026
Et pour cause : Orano se retrouve face à un mur d’investissements, tant dans l’amont du cycle du combustible — extraction de l’uranium naturel et l’enrichissement du minerai — que dans l’aval, avec le retraitement des combustibles utilisés une première fois dans les réacteurs atomiques. Ces dépenses sont stimulées par le retour en grâce du nucléaire à l’échelle mondiale. Après avoir investi 1,3 milliard d’euros en 2025, l’entreprise prévoit de consacrer entre 1,5 et 1,7 milliard d’euros à ces projets en 2026, un rythme inédit pour l’ex-Areva.