Les prochains jours s'annoncent stressants pour les 700 collaborateurs du groupe Brandt, en France. L'un des derniers fleurons industriels français de l'électroménager cherche activement un repreneur et plusieurs offres de reprise sont sur la table, selon des sources syndicales. Néanmoins, le tribunal des affaires économiques de Nanterre a mis en délibéré sa décision sur l'avenir du groupe, à l'issue d'une audience qui s'est tenue ce mercredi 3 décembre au matin. Selon certains participants à l'audience, la date du 11 décembre a été évoquée.
Détenteur des marques De Dietrich, Sauter et Vedette, et proposant des plaques de cuisson, fours, lave-linges, plaques à induction ou encore micro-ondes, Brandt apparaît comme le dernier fabricant de gros électroménager dans l'Hexagone. C'est donc tout un symbole de l'industrie tricolore qui vacille, lui qui est en redressement judiciaire depuis deux mois désormais. Ces derniers jours, un scénario prend de l'épaisseur : celui d'une reprise en Scop par ses salariés. Mais cette hypothèse ne convainc par tout le monde.