Les mois se suivent et se ressemblent pour l'électroménager français. Après le Toulousain Kippit et sa bouilloire made in France, puis plus récemment le Vendéen Daan Tech avec son petit lave-vaisselle, c'est désormais au tour de Brandt et ses activités françaises de faire face à une procédure de redressement judiciaire.
Détenteur des marques De Dietrich, Sauter et Vedette, et proposant des plaques de cuisson, fours, lave-linges, plaques à induction ou encore micro-ondes, la société apparaît comme le dernier fabricant de gros électroménager dans l'Hexagone. C'est donc tout un symbole de l'industrie tricolore qui vacille, après une audience au tribunal de commerce de Nanterre mercredi 1er octobre.
Il est vrai que le groupe Brandt fait face à un contexte commercial complexe dans le pays. Le marché du gros électroménager a reculé de 3,9% en 2024 pour atteindre 5,6 milliards d'euros, selon le Gifam qui réunit les fabricants français d'électroménager. Bien que ce marché soit en baisse depuis 2021, il reste au-dessus de sa période d'avant Covid, où le chiffre d'affaires était alors de 5,32 milliards d'euros. Néanmoins, le segment de la cuisson est en chute libre sur l'année 2024, avec une baisse enregistrée de -6,3%.