Fonderie de Bretagne : Bercy réfléchit à intenter une action en justice contre Europlasma
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L’entrée de la Fonderie de Bretagne à Caudan.
SM - REUTERS - Stephane Mahe
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L’entrée de la Fonderie de Bretagne à Caudan.
SM - REUTERS - Stephane Mahe
C’est désormais officiel. Europlasma, propriétaire de la Fonderie de Bretagne (FDB), va solliciter le tribunal de commerce de Lorient, pour enclencher une procédure de redressement judiciaire à l’égard de sa filiale. Bien que le groupe landais ne soit à la tête de cette usine de 250 salariés que depuis mi-2025, elle attribue les difficultés rencontrées à l’important incendie intervenu dans l’usine le 20 janvier et qui a provoqué l’arrêt total de la production. Un coup dur alors que FDB devait produire des corps creux d’obus.
« L’interruption prolongée, combinée à l’incertitude désormais avérée sur la date de reprise robuste de l’exploitation, a entraîné une dégradation continue de la trésorerie de la fonderie et a conduit Europlasma à atteindre les limites de son soutien financier, justifiant ainsi la demande d’ouverture de redressement judiciaire de sa filiale », précise la société dans un communiqué.
Cette situation agace fortement certains élus locaux, dont le maire de Lorient, quand d’autres ont tout fait pour qu’Europlasma soit le repreneur désigné de cet outil industriel, comme le député Jean-Michel Jacques, à la tête de la commission défense à l’Assemblée nationale. À Bercy aussi, l’agacement domine aussi après ce nouvel épisode autour de l’ancien sous-traitant automobile. Au point que le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie réfléchit activement à lancer une action en justice contre Europlasma. « Ces gens ne sont pas sérieux, il faut les taper », lâche un connaisseur du dossier.