L’entreprise junior australienne Apollo Minerals, qui porte le projet de réouverture de la mine de tungstène de Salau, en Ariège, a vu ses actions admises à la négociation à la Bourse de Paris.
L’entreprise junior australienne Apollo Minerals, qui porte le projet de réouverture de la mine de tungstène de Salau, située sur la commune de Couflens en Ariège, a vu ses actions admises à la négociation à la Bourse de Paris.
Depuis ce mardi 30 juin, la compagnie, qui était déjà cotée en Australie, offre la possibilité d’échanger ses titres en France, sur la plateforme Euronext Growth Paris, dédiée aux petites et moyennes entreprises, sous le ticker ALAON.
Une vitrine pour le projet
Si l’opération ne s’accompagne d’aucune émission de nouvelles actions, ni d’une levée de fonds immédiate, elle marque une étape importante pour ce dossier minier français sensible à l’heure où l’Union européenne cherche à sécuriser ses approvisionnements en matières premières critiques.
L’objectif est d’établir une présence sur les marchés de capitaux européens, d’élargir la base actionnariale de la société et de renforcer la liquidité et le profil du titre sur le marché secondaire. Ses actions seront fongibles entre les marchés parisiens et australiens (ASX).
Pour l’entreprise, l’objectif est moins de lever immédiatement du capital que de donner à son actif français une vitrine financière européenne. « La double cotation d’Apollo ancre son actif français phare sur les marchés de capitaux européens et offre à la société une plateforme pour bâtir un actionnariat européen, accroître sa visibilité et renforcer la liquidité sur le marché secondaire », explique à La TribuneNeil Inwood, directeur général et exécutif d’Apollo Minerals.
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La société dit vouloir s’adresser à « des investisseurs européens sensibles aux enjeux des matières premières critiques et de la sécurité d’approvisionnement », mais aussi à des investisseurs institutionnels et particuliers français, à des family offices et à des spécialistes du secteur minier. Neil Inwood ajoute qu’« avec le temps », Apollo s’attend également à un intérêt de « parties stratégiques et industrielles dans la chaîne de valeur du tungstène ».