Une étude démontre l’accélération de « l’offensive chinoise » sur l’industrie européenne
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La Chine gagne des parts de marché à l'export chaque année.
Agence APPA | Sébastien Ortola
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La Chine gagne des parts de marché à l'export chaque année.
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« Il faut arrêter de croire que la Chine se contente de recopier et fabriquer en moins cher ce que produisent les Européens. Cette période est terminée », met en garde Julie Ecoiffier, à la tête des jeux Ecoiffier. Entrepreneuse familiale de troisième génération dans le secteur du jouet en plastique, la dirigeante ne peut que constater la montée en puissance de l’industrie chinoise. D’ailleurs, à mi-2025, le déficit commercial européen vis-à-vis de la Chine a atteint les 300 milliards d’euros, contre 110 milliards en moyenne entre 2010 et 2019, d’après des données de la direction générale des douanes chinoises.
Cette explosion chiffrée s’explique en grande partie par les difficultés pour les exportateurs chinois à pénétrer le marché américain désormais, se rabattant dès lors sur l’Europe. Au sein du tissu industriel tricolore, on craint alors un nouveau « choc chinois ». Et une nouvelle étude, du cabinet Rexecode, vient matérialiser la montée en puissance industrielle de l’Empire du Milieu, avec particulièrement une accélération depuis le début des années 2020.
Si la Chine s’appuyait en 2020 sur 246 robots dans l’industrie manufacturière, pour 10 000 salariés, ce chiffre avait grimpé à 470 robots industriels à la fin de l'année 2023, met en avant l’analyse. De plus, les observateurs estiment que cette statistique avoisine actuellement les 600 engins pour 10 000 collaborateurs, contre près de 200 en moyenne mondiale.