SGM Industry a mené une transformation technologique complète des énormes machines de transformation du bois qu’elle fabrique. Une électrification optimisée qui permet à la PME Girondine de gagner en compétitivité, en sécurité et en économies d’énergie.Dans l’usine de 2 500 m²2 de Belin-Béliet en Gironde où SGM Industry fabrique ses machines de transformation du bois, toutes les étapes sont représentées, mais c’est surtout la partie électrique qui saute aux yeux désormais. L’entreprise girondine qui emploie une trentaine de salariés, pour 9 millions d’euros de chiffre d’affaires, s’est lancée il y a deux ans dans un plan d’automatisation et d’électrification de ses machines. Des outils industriels robustes qui peuvent peser quinze tonnes : l’écorceuse, la déchiqueteuse ou encore la tronçonneuse. SGM propose une dizaine de références.
Si l’entreprise a pris ce virage, c’est d’abord pour des raisons de sécurité. « Les économies d’énergie qui en découlent sont arrivés dans un second temps. Il faut savoir qu’il y a beaucoup d’accidents dans les scieries », explique Jérôme Augieras, directeur technique de SGM Industry. C'est lui qui a pris en main cette transformation, accompagné par Rexel, spécialiste de l'électrification et de l'efficacité énergétique en France. « Rexel est en veille. Nous n’avons pas le temps », reconnaît Patrick Marinho, directeur général de SGM Industry, qui a consacré environ 30 000 euros de R&D à cet investissement.
Des gains pour le client
La vision opérationnelle, c’est donc Rexel qui l’a apportée. « Dans l’industrie, la majorité de l’électricité est consommée par des machines tournantes, c’est-à-dire des moteurs électriques. Il y a un vrai enjeu à faire évoluer les vieilles générations de moteurs ou, sur les projets neufs, à mettre des moteurs à haute performance énergétique », pose Alain Queneuille, ingénieur application et services chez Rexel.
Concrètement, chez SGM, la motorisation a donc été renouvelée. « Les moteurs sont pilotés avec des variateurs de fréquence, ce qui permet un démarrage plus lent. La mécanique s’use peu, la machine gagne en longévité et le client réalise des économies d’énergie de l’ordre de 20 à 30 % », résume Jérôme Augieras. La gestion de la sécurité a été intégrée dans le cerveau de la machine tandis que le câblage a été optimisé, permettant un gain de 15 et 20 % du câblage des armoires électriques, ce qui était un point essentiel. « Nous ne pouvons pas embaucher dix personnes sur ces postes-là, donc il faut gagner du temps et cela passe par le matériel », explique Jérôme Augieras. Résultat, les armoires électriques sont plus compactes. « Nous avons optimisé tout ce que nous fournissons à nos clients », résume-t-il.