Détroit d'Ormuz, droits de douane américains, matières premières... Les supply chains industrielles sont mises à rude épreuve et les soucis d'approvisionnement se multiplient. Un sujet au cœur du salon Global Industrie, qui se tient cette semaine à Paris.« Nos industries face au monde ». Voilà le thème d'ouverture du salon Global Industrie, qui ouvre ses portes ce lundi 30 mars à Paris. Un choix peu anodin alors que dans les supply chain industrielles les témoignages de difficultés d'approvisionnement se multiplient par dizaines ces derniers mois, masquées par les cas emblématiques des puces Nexperia ou encore des terres rares chinoises. Quid des conséquences de la guerre en Iran sur certaines matières premières et sous-composants de l'industrie de la chimie en particulier ?
« La mondialisation heureuse est terminée. Les interdépendances sont instrumentalisées par les jeux de puissance et cela a des conséquences totalement délibérées sur les climats des affaires, sans parler du modèle économique des entreprises », commente Thomas Friang, le directeur exécutif de l'Institut de géopolitique de l'Essec Business School.
De fait, cet établissement souhaite désormais former les futurs cadres afin de les rendre capable de développer des sociétés dans un « climat d'affaires politisé ». L'objectif majeur ? Éviter la paralysie d'une entreprise dans un monde en perpétuelle évolution. « C'est très compliqué pour un conseil d'administration ou pour un Comex de prendre des décisions stratégiques ou structurelles dans un tel contexte, forcément nous sommes encouragés à avoir un certain attentisme », témoigne un grand patron français.