Alors que le dernier baromètre EY sur l’attractivité est marqué par un décrochage de l'Europe sur les investissements étrangers, la France reste leader, malgré un net recul, grâce à la résilience de ses régions. Avec toujours en tête, Auvergne-Rhône-Alpes et la Région Sud notamment qui tirent leur épingle du jeu.Pas de cocorico sur la scène des investissements étrangers en France. De nouveau en chute de -17% par rapport à l’année précédente, dans un contexte international marqué par les instabilités géopolitiques (guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, guerre commerciale avec les Etats-Unis, etc.), les investissements directs étrangers (IDE) reculent. Mais pour la 7e année consécutive, l’Hexagone parvient toutefois à sauver sa place de première destination européenne, en s’appuyant sur des territoires qui résistent.
Avec, toujours en pôle position, l’Île-de-France (qui représente un quart des investissements étrangers à l’échelle nationale). Alors que le recul des IDE et de l’emploi touche l’ensemble de ses activités – la région a accueilli 21% de projets en moins (soit 233 projets) en 2025, et 31% d’emplois en moins (soit 5492 emplois) –, l’Île-de-France se démarque en concentrant à elle seule les deux tiers des investissements sur la scène de l’intelligence artificielle, au sein de l’Hexagone.
Avec, juste derrière elle, Auvergne-Rhône-Alpes qui talonne de près cette année sur la scène de l’emploi : avec 137 projets d’investissements (soit -6%), la première région industrielle française a pu compter sur le soutien « d’un épiphénomène », incarné par la plateforme logistique d’Amazon (60 000m2 et 3 000 emplois attendus), aux abords de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, qui lui permet de réaliser un bond inattendu de 5 332 emplois générés (contre 2529 l’année précédente). « Il faut en effet remonter à 2022 et aux annonces de STMicroelectronics pour obtenir un équivalent », confirme Fabrice Reynaud, associé chez EY Consulting (même si la totalité des emplois annoncés n’ont pas tous vu le jour, ndlr).
Auvergne Rhône-Alpes, bastion industriel
En s’appuyant sur un socle industriel qui tient bon (équipements industriels, électronique, pharma), Auvergne-Rhône-Alpes limite la chute amorcée par d’autres secteurs (chimie et plasturgie, automobile, ameublement, métaux et minéraux), en recul.
Marie Lyan, avec Pierre Cheminade, Cécile Chaigneau et Laurence Bottero