Après des semaines d'incertitudes, le tribunal de commerce de Lille a validé le projet de reprise du verrier nordiste par Timothée Durand. Mais 700 emplois vont disparaître et un nouveau nom va incarner la page de cette société industrielle bicentenaire.Un nouvel espoir pour Arc International ? Au terme d'une procédure de redressement judiciaire de plusieurs mois, le tribunal de commerce de Lille vient de valider le projet de reprise du verrier spécialisé sur les arts de la table portée par Timothée Durand. Ce dernier n'est pas un inconnu pour les plus de 3000 collaborateurs installés sur le site industriel de Arques (Pas-de Calais).
Il est un ancien dirigeant de l'entreprise qui a connu plusieurs difficultés financières par le passé et surtout, il s'agit de l'arrière petit-fils du fondateur de la société.
Pour sauver cette histoire familiale, notamment menacée par une forte concurrence asiatique, Timothée Durand n'a d'autre choix que de procéder à la suppression de 700 emplois, ainsi que l'arrêt de l'un des fours présents dans le nord de la France, comme confié à La Tribune quelques jours plus tôt. L'entrepreneur, qui compte investir 50 millions d'euros pour transformer la société grâce au soutien d'un associé, mise sur une montée en gamme du catalogue des produits.
Changement de nom
Cette décision permet d’engager, à partir du 1er avril 2026, le changement de propriété du groupe Arc et la prise de fonction de Timothée Durand en tant que Président-Directeur général de l'ensemble du groupe. Il prend ainsi la tête de l'usine française, mais aussi de celles aux États-Unis et au Moyen-Orient.
« La mise en œuvre du plan solide présenté par Timothée Durand, permettra à l’entreprise de faire face à la réalité de son marché », défend Nicholas Hodler, l'actuel président de Arc International, dans un communiqué transmis il y a quelques minutes par l'entreprise industrielle.