Ce géant suisse des parfums renforce son ancrage industriel dans les Landes
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Les sites industriels de DSM-Firmenich à Castets, dans les Landes.
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Les sites industriels de DSM-Firmenich à Castets, dans les Landes.
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À Castets, à une vingtaine de kilomètres au Nord de Dax, l’odeur des pins se mélange à celle du musc. « Son odeur peut être chaude et animale, légère et florale ou légèrement boisée selon les ingrédients, observe Gilles Oddon, directeur des opérations de l’activité ingrédients, parfumerie et beauté de DSM-Firmenich. Au bord de l’A63, ce site de production est un véritable labyrinthe de tuyaux et de turbines.
« Le musc est une famille olfactive très importante en parfumerie. Historiquement extraite de la glande du chevrotain porte-musc, le musc est aujourd’hui synthétique. Ce procédé a été mis au point il y a un peu plus d’un siècle par le professeur Léopold Ruzicka, prix Nobel de chimie en 1939, qui travaillait pour Firmenich », poursuit-il.
C’est à cela que cette entreprise suisse, qui a fusionné en 2023 avec le néerlandais DSM, doit son surnom de « maison des muscs » qu’elle vend à toutes les grandes marques telles que Chanel, Hermès et LVMH.
« Nous avons une part de marché d’environ 10 % sur la totalité des ingrédients pour parfums, mais elle est trois fois supérieure pour les muscs », explique Amaury Roquette, président de l’activité ingrédients, parfumerie et beauté.
Une position sur un marché à forte valeur ajoutée que le groupe, qui façonne par ailleurs des ingrédients pour une très grande variété d’autres produits (lessives, crèmes, yaourts protéinés, bougies, adhésifs, biocarburants, …), compte bien conserver.
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Voire même renforcer et c’est pour cette raison que l’industriel, qui réalise un chiffre d’affaires de plus de 9 milliards d’euros, contre près de 13 milliards avant la cession de son activité nutrition et santé des animaux en février, continue à se renforcer dans les Landes.
Le groupe emploie au total quelque 21 000 personnes sur 330 sites dans une soixantaine de pays.
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La branche ingrédients pour la parfumerie et la beauté compte, à elle seule, seize usines dans sept pays. Mais c’est déjà sur ses deux sites de Castets, dont un appartenait à son ancien fournisseur DRT (Dérivés résiniques et terpéniques) racheté en 2020, que le développement a été le plus important depuis 2021.
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