A Grasse, LMR Naturals prépare la nouvelle génération de parfums
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A Grasse, LMR Naturals renforce son expertise sur le naturel
Grégoire Malher
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A Grasse, LMR Naturals renforce son expertise sur le naturel
Grégoire Malher
Le géant américain des arômes et parfums, International Flavors and Fragrances (IFF), top 3 mondial avec 11,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires (2024), dope son pôle naturel. Et c’est à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, que cela se passe. Dix millions d’euros y ont été investis pour agrandir de 75% la surface de son usine de production LMR Naturals, portant la capacité du groupe à 2 000 tonnes d’extraits naturels par an. Un hall pilote de dernière génération y a également été créé afin de développer de nouveaux ingrédients sur mesure. A cela s’ajoutent 2 millions d’euros dédiés à l’acquisition d’un champ voisin de 2 hectares pour mieux explorer le potentiel botanique du végétal et accélérer l’innovation. Les travaux sont en cours. Il sera inauguré en mai, à l’occasion du Salon international des matières premières pour la parfumerie (Simppar) de Grasse. « Ces investissements sont autant de tremplins pour la prochaine génération de naturels qui façonneront l’avenir de la parfumerie », relève Bertrand de Préville, directeur général de l’entreprise créée en 1983 par Monique Rémy, entrée dans le giron de IFF en 2000. Et qui se place désormais en « centre d’excellence mondial des ingrédients naturels ».
Il faut dire que LMR Naturals, qui dispose d’un catalogue de 850 ingrédients, a lancé depuis 2020 pas moins de 23 nouveautés, dont 8 ont été primées, et entend bien poursuivre sur cette dynamique. Où la durabilité fait office de boussole. Ainsi, cette année, deux nouveaux ingrédients vont compléter la gamme Conscious de l’entreprise : une collection d’ingrédients issus de solvants verts dont le premier absolu (de lavandin) a été mis sur le marché dès 2018, conférant à IFF un rôle pionnier dans la recherche d’alternatives aux solutions dérivées du pétrole communément utilisées par l’industrie dans ses procédés d’extraction. Parmi elles, le très problématique hexane, dont des résidus ont été trouvés dans des produits alimentaires de grande consommation, appelé à rejoindre en ce premier trimestre 2026 la liste des substances « very high concern » de l’European Chemicals Agency (ECHA). « C’est en effet l’un des deux grands défis industriels que nous avons identifiés et pour lequel nous avons développé au cours de cette dernière décennie quatre procédés alternatifs. Les trois premiers, brevetés, sont à base de solvants d’origine 100% naturel, le quatrième s’appuie sur le CO2 supercritique. Avec ça, nous pouvons tout extraire », avance Vanessa Gonnot, responsable de l’équipe procédés R&D au sein de LMR Naturals.