Initié par Cosmetic Valley, l’organisation professionnelle de la filière, le livre blanc de l’Intelligence artificielle en cosmétique dresse les nouvelles perspectives à en attendre pour le secteur. Plusieurs start-up régionales participent déjà à sa transformation.L’Intelligence artificielle constitue-t-elle le puissant levier transversal qui permettra à la cosmétique française de traverser la transformation profonde en cours depuis deux ans? Cosmetic Valley, qui vient de sortir son vade mecum sur l’IA, en est convaincue. « L’utilisation renforcée de l’intelligence artificielle dans notre secteur est riche en promesses, explique Amandine Goubert, directrice R&D de l’organisation professionnelle. Son impact principal est le renforcement de l’agilité industrielle permettant une mise plus rapide des produits cosmétiques sur un marché hautement concurrentiel».
Les entreprises françaises de cosmétique, qui ont généré un chiffre d’affaires de près de 80 milliards d’euros, dont 25 milliards réalisés à l’export, sont confrontées en 2026 à plusieurs enjeux prioritaires. Face à l’intensification de la concurrence internationale asiatique et de la contrefaçon, à l’augmentation des exigences des consommateurs de plus en plus friands de clean beauty et de personnalisation des produits, enfin au renforcement du cadre règlementaire lié aux produits, l’IA est amenée à jouer un rôle central déjà largement entamé.
Limiter les contrefaçons
31% des consommateurs français de cosmétique auraient acheté en 2025 une contrefaçon de parfum ou de crème (Dupe), de façon consciente ou involontaire, selon Cosmetic Valley. « L’IA permet non seulement d’assurer une veille renforcée vis-à-vis de ces copies et de repérer leurs fabricants, poursuit Amandine Goubert. Mais encore, elle constitue un outil pour accélérer la différenciation et l’innovation, permettant ainsi de limiter les imitations ».