La biotech Genoskin franchit un cap grâce à une levée de fonds de 8 millions d’euros
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Genoskin
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Genoskin entre dans une nouvelle dimension. Fondée à Toulouse en 2011, la société vient d’annoncer une levée de fonds de 8 millions d’euros lors de son premier tour de financement mené par OCCTE (FPCI Occidev Impacts), aux côtés de Captech Santé, de GSO Innovation et de CA Toulouse 31 Initiatives (CAT31i). L’entreprise obtient 5 millions d’euros en capital et 3 millions d’euros en financement non-dilutif sous forme de dette bancaire structurée, apportés par Bpifrance et ses banques locales partenaires (BNP Paribas, Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées et Crédit Agricole). « Genoskin dispose désormais des ressources nécessaires pour une montée en puissance globale, nous permettant de renforcer notre présence sur nos marchés cibles et d’accélérer le développement de nos plateformes innovantes », se félicite son PDG et fondateur Pascal Descargues.
Leader sur le secteur des tests d’immuno-toxicité, Genoskin utilise et recycle des échantillons de peaux humaines issus de chirurgies plastiques afin de tester l’efficacité et la toxicité des médicaments et des vaccins. Grâce à une innovation qui permet de garder la peau vivante pendant sept jours, la société commercialise, depuis le 1er septembre 2020, des kits de peau humaine vivante sur Internet. Elle a ainsi su séduire de grands noms de l'industrie pharmaceutique (Sanofi, Astra Zeneca), grande consommation (Colgate, Unilever) et cosmétique (L'Oréal, Estée Lauder, Yves Rocher, le géant japonais Shisheido).
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Cette levée de fonds va permettre à la société, qui emploie trente salariés au sein du Centre Pierre Potier, à l'Oncopole de Toulouse, d’accélérer son développement et de renforcer son expertise scientifique. Pour ce faire, Genoskin prévoit de doubler la taille de l’entreprise d’ici trois ans : « Nous souhaitons garder une balance de deux tiers de nos effectifs sur Toulouse, donc l'essentiel des recrutements sera sur Toulouse, c'est-à-dire une quarantaine de collaborateurs sur 3, 4 ans ». Autre axe majeur : l’international. Genoskin qui réalise déjà 92 % de son chiffre d’affaires à l’étranger, mise sur son laboratoire de Boston, ouvert en 2018, pour accélérer sa croissance outre-Atlantique. « Nous visons en priorité les marchés biotech et industrie pharmaceutique, en particulier les sociétés qui développent des biothérapies injectables », précise Pascal Descargues, auparavant chercheur dans le domaine des maladies génétiques de la peau. Aujourd’hui, près de 60 % des clients de Genoskin proviennent du secteur biotech / pharmaceutique.
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