• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « Maroc : un pays stable et sûr qui suscite les convoitises »

latribune.fr

Publié le 08 avril 2026 à 20:27

Sébastien Boussois

Sébastien Boussois

Jan Brouckaert

L'essentiel de l'actualité

mardi 16 juin

  • SpaceX met la main sur Cursor, valorisé à 60 milliards de dollars
  • Le pétrole Brent sous les 80 dollars pour la première fois depuis mars
  • Le G7 accentue la pression sur Moscou pour mettre fin à la guerre
  • Union européenne : l’Ukraine et l’Islande accélèrent leur rapprochement
  • L’État intensifie ses investissements dans l’IA : 655 millions d’euros supplémentaires débloqués
Voir plus

Le Quotidien Numérique

16 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La durée des arrêts maladie sera limitée à partir du 1er septembre

  • 2

    Pourquoi la nouvelle pièce de la Monnaie de Paris va chambouler tout le marché de l'or français

  • 3

    Riches, pauvres, familles, travailleurs : les gagnants et les perdants du budget 2026

  • 4

    Classement des masters en finance du « Financial Times » : l’ESCP reste n° 1, la France place cinq écoles dans le top 8

  • 5

    « Le statu quo n'est économiquement pas tenable » : les dépassements d'honoraires des médecins vont-ils être supprimés ?

  • 6

    La justice américaine déclare la guerre aux hallucinations de l’IA

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Avec le rapprochement spectaculaire opéré entre le Maroc et la France, rarement un pays de l’environnement proche de l’hexagone n’aura autant interpellé, le plus souvent de manière positive ou neutre, mais parfois aussi de manière à semer le trouble, tant certaines attaques peuvent questionner. Le Maroc ne laisse personne indifférent.

Par Sébastien Boussois, docteur en sciences politiques (*)

Depuis deux ans en France, le Royaume du Maroc intrigue plus que jamais, que l’on parle du chef d’État ou de la Coupe d’Afrique des nations...Il semble pourtant parfois subsister une manière assez condescendante voire paternaliste d’aborder ce pays. Ces réminiscences interpellent tant elles contrastent avec la réalité du rôle joué par le Maroc dans son environnement régional et dans sa relation avec la France. Car il faut le rappeler clairement : parmi tous les pays de la Méditerranée proche, le Maroc demeure aujourd’hui l’un des rares pôles de stabilité aux portes de l’Europe. Sous le roi Mohammed VI, le royaume a su maintenir un équilibre singulier dans une région marquée par les crises politiques, sécuritaires et économiques. Cette stabilité repose sur plusieurs piliers : une continuité institutionnelle forte, un positionnement stratégique en matière de sécurité, et un modèle religieux structuré qui promeut un islam encadré et tempéré.

Cette réalité n’est pas anodine pour la France et elle sert même les intérêts de Paris. Sur le plan sécuritaire, la coopération entre Paris et Rabat est ancienne et déterminante dans la lutte contre le terrorisme et le narcotrafic. Sur le plan économique, le Maroc constitue une plateforme majeure pour les entreprises françaises en Afrique. Sur le plan religieux enfin, le modèle marocain apparaît comme une référence dans la prévention des radicalisations.

Aussi, dans ce contexte, certains récits qui se voudraient critiques du royaume appellent tout de même à une certaine méfiance et à prendre un peu de recul.

Mais il faut aussi s’interroger sur la nature des analyses produites, leur justesse, leur diversité et leurs méthodes. Bien plus encore, elles interpellent sur la similitude des récits qui nous sont proposés. On observe en effet que certains d’entre eux reposent de manière récurrente sur un nombre limité de sources, souvent les mêmes. Certaines s’expriment de manière anonyme, contribuant à des récits où se mêlent opinions personnelles, ressentiment et trajectoires individuelles, dans lesquels affleure parfois la question du pouvoir et de son partage. Ces voix, souvent déconnectées du débat national marocain, parlant de l’étranger,  ne sauraient à elles seules structurer une lecture globale d’un pays. Pas plus que des livres ou des séries d’articles réalisés à distance sans avoir été sur le terrain, ne sauraient refléter les réalités d’un royaume dont la population n’attend pas que ces écrits soient publiés pour manifester et critiquer les politiques gouvernementales entreprises. Il est bien légitime de s’interroger sur la construction de ces narratifs, d’autant qu’ils n’apportent souvent rien de nouveau et se concentrent sur les mêmes critiques depuis des décennies alors que le pays a radicalement évolué.

Réduire le Maroc à ses tensions internes ou à des lectures univoques revient à occulter une réalité essentielle : celle d’un État qui a su préserver une stabilité politique, sécuritaire et religieuse rare dans la région et qu’il faut soutenir. On peut critiquer la hiérarchisation de ses priorités et le manque de résultats de certaines politiques publiques par exemple et leurs limites, comme partout d’ailleurs, mais il faudrait être de bien mauvaise foi pour nier la pertinence du cap que le Maroc s’est fixé depuis vingt-cinq ans.

Cette stabilité bénéficie aussi bien à sa population qu’à ses partenaires, au premier rang desquels la France.

Elle constitue un facteur de sécurité, un relais économique et un point d’ancrage dans une zone stratégique. À l’heure où le Sahel s’enfonce dans l’instabilité, où une partie du Maghreb a effectué un retour en arrière, cet atout clé du pivot marocain mérite d’être analysé avec rigueur et nuance, loin des simplifications. Plutôt que d’alimenter une défiance permanente, il est essentiel de réintroduire de la pondération face à la complexité dans le regard porté sur le Maroc. Le Royaume est ancien, il est riche de beaucoup de choses mais il est aussi complexe à saisir.  Comprendre ses spécificités institutionnelles, mesurer ses apports en matière de stabilité et diversifier les sources d’analyse sont des conditions indispensables à un débat éclairé. Car au-delà des perceptions, une réalité demeure : le Maroc est aujourd’hui un partenaire stratégique de premier plan pour la France. Et par les temps qui courent, dans ce monde agité, où les alliances se font et se défont, c’est un bien très précieux.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

______

(*) Docteur en sciences politiques, chercheur monde arabe géopolitique relations internationales, directeur de l’Institut Géopolitique Européen (IGE), associé au CNAM Paris (Équipe Sécurité Défense), à l’Observatoire Géostratégique de Genève (Suisse). Consultant médias et chroniqueur.

latribune.fr

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Pour une régulation électrique adaptée aux centres de données »

  • 2

    OPINION. « Faisons de la surcharge informationnelle, cognitive et collaborative un enjeu majeur de la santé au travail »

  • 3

    OPINION. « La voiture électrique, laboratoire d’un néo-protectionnisme français »

  • 4

    OPINION. « La France n’est pas en économie de guerre, mais elle doit inscrire sa BITD dans une trajectoire lui permettant de faire face à tous les scénarios »