Artus : « C’est la première fois depuis Un p’tit truc en plus que je me fais confiance »
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Artus à Nanterre, décembre 2025.
LTD/JULIEN LIENARD
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Artus ne perd pas une seconde. Actuellement en plein tournage de La Vie secrète d’un cimetière d’Anne Le Ny, dont il partage l’affiche avec Juliette Armanet, il assure en même temps la promotion de la comédie historique Les Caprices de l’enfant roi de Michel Leclerc. En 2025, il avait enchaîné ce tournage avec celui d’Il était une fois de Clovis Cornillac, puis Milo de Nicole Garcia et enfin tout début 2026 Il faut brûler maman d’Albert Dupontel.
Affairé, surbooké, ultra-demandé. Si tous ces projets diffèrent les uns des autres, ils cristallisent un point commun : l’acteur Artus, depuis le succès historique de sa première réalisation, Un p’tit truc en plus, a changé de dimension. L’habitué des seconds rôles est devenu une figure des castings prestigieux, sollicité pour des rôles-titres d’envergure.
Dans Les Caprices de l’enfant roi, il incarne ainsi le « vrai » Cyrano, Savinien de Cyrano de Bergerac, l’écrivain, libre-penseur et libertin du XVIIe siècle. Celui qui a inspiré le célèbre personnage écrit plus tard par Edmond Rostand. « Michel Leclerc m’a proposé le rôle et, Cyrano, évidemment que ça ne se refuse pas. » Il compose un personnage tout en intériorité, protecteur contre son gré du jeune Louis XIV. Il a tenu à se garder des effets que d’autres mettaient dans le rôle. « Il y a plein de fantômes autour de ce personnage, mais j’ai l’avantage d’incarner Savinien, j’ai donc le physique et le nez mais pas la tirade ! » Au scénario, Michel Leclerc et Baya Kasmi renversent beaucoup du personnage. Plutôt que de Roxane, le voici amoureux de Molière. Avec une mélancolie décuplée.