Les étudiants face au casse-tête de la recherche de logement
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Choisir des logements toujours plus petits, s’éloigner des centres-villes et parfois même renoncer à certains cursus… Les étudiants font face, cette année encore, à une tension extrême sur le marché de la location. Sur les dix premiers jours de juin, le site d’annonces Bien’ici a vu son trafic augmenter de 20 % dans la foulée de la publication des premières affectations de Parcoursup.
Les étudiants subissent encore plus durement que les autres les tensions du marché locatif car les logements qui les intéressent – studios et deux-pièces – sont ceux qui concentrent le plus de demandes. « Ces typologies sont aussi convoitées par les jeunes actifs, les personnes seules et plus largement ceux qui ont un budget contraint », explique David Benbassat, le président de Bien’ici.
Cette concurrence fait flamber les loyers de ces logements, pour la plupart meublés et donc plus chers : comptez environ 500 euros par mois pour un studio d’une quinzaine de mètres carrés dans les grandes métropoles régionales et même 800 euros ou plus à Paris et en première couronne.
« Sur une durée moyenne de trois années d’études, ça va de 18 000 euros en régions à près de 30 000 aux portes de Paris », relève Régis Sébille, chargé des études et des données chez Bien’ici.
Face à ces coûts, la question de l’achat du logement étudiant par les parents se pose de plus en plus souvent. « Nous venons de vendre une petite maison de 55 mètres carrés qui sera occupée dès la rentrée par une étudiante en médecine. Les parents prévoient déjà que leur deuxième fille puisse l’occuper dans la foulée », témoigne Dominique Buquet, le directeur de l’agence L’Adresse à Amiens.
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