De l’immobilier aux golfs, les multiples facettes de Duval, groupe géant mais discret
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Le chiffre d'affaires du groupe Duval a atteint le cap du milliard d'euros.
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Un silence persistant qui masque une réussite éclatante. Éric Duval, entrepreneur breton, dont le père avait fondé une société spécialisée dans les maisons individuelles, a choisi de monter sa propre structure dès 1994. En évitant toute exposition médiatique au fur et à mesure de son ascension. Non coté, le groupe Duval s’est progressivement développé dans une vingtaine de secteurs – immobilier, gestion patrimoniale, alimentaire, énergies renouvelables, tourisme… – autour de trois pôles principaux.
L’ensemble, devenu « entreprise à mission » en 2024, emploie 6 000 salariés et réalise plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires. En Europe, mais aussi en Afrique, en assurance et microfinance, avec 1,3 million de clients et une prise de participation de l’Agence française du développement à hauteur de 10 %.
Ainsi qu’en Asie, avec des investissements dans l’hydraulique, le solaire et l’éolien, notamment au Vietnam et au Cambodge. Méthodique, le patron organise depuis plusieurs années la transmission du groupe à ses deux enfants, Pauline et Louis-Victor, tous les deux aux manettes opérationnelles.
« Je suis parti de zéro, raconte-t-il, avec un petit bureau dans un centre d’affaires, en démarrant dans l’immobilier parce que le secteur m’intéressait. » La crise de l’immobilier n’empêche pas la croissance continue du groupe dans ce domaine, grâce à une large palette d’activités complémentaires : promotion immobilière, rénovation des bâtiments, construction d’équipements commerciaux et sportifs et hôtels.
« Nous sommes même retournés dans le secteur de la maison individuelle en 2022, souligne-t-il, en investissant à contre-cycle partout en France. Avec succès. » Le chiffre d’affaires s’est en effet envolé de 18 millions d’euros à 90 millions en trois ans. Le pôle immobilier représente aujourd’hui un tiers de l’activité globale, avec un patrimoine valorisé à 3,5 milliards d’euros et un carnet de commandes rempli pour les cinq ans à venir. « L’essentiel, en tant que promoteur, c’est de ne pas avoir de stock », assure le fondateur.
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