Megève, la station de ski au luxe discret en plein cœur du massif du Mont-Blanc

L’architecte Henry Jacques Le Même a dessiné les codes et les premiers chalets de la station.
LTD/LANSARD Gilles/Hemis

L’architecte Henry Jacques Le Même a dessiné les codes et les premiers chalets de la station.
LTD/LANSARD Gilles/Hemis
Megève n’est pas née d’un caprice du relief mais d’une intention. Une vision claire, presque intime, tenue dans le temps et patiemment façonnée. Dans les années 1920, les Rothschild ne cherchent pas simplement une montagne : ils imaginent un monde, un art de vivre. Une réponse française à Saint-Moritz, certes, mais débarrassée de toute ostentation, plus feutrée, plus intérieure, où l’élégance ne s’affiche pas mais se transmet.
Ici, la montagne n’est jamais brute. Elle est apprivoisée, mise en scène sans être dénaturée. L’architecte Henry Jacques Le Même en dessine les codes et lui offre une identité durable avec les célèbres chalets du skieur : bois patiné, toits protecteurs, lignes rassurantes. Une modernité alpine avant l’heure, pensée pour traverser les saisons et les générations. Station de cœur plus que station de performance, posée à quelques kilomètres de Sallanches, Megève cultive l’art de la retenue. Elle préfère le détail au spectaculaire, la conversation au chrono. Un luxe discret, presque héréditaire, qui se déguste sans empressement… et sans modération.

Au Coin du Feu, hôtel indépendant tenu par un chineur passionné, Nicolas Grivet, s’embellit chaque année un peu plus. Le prometteur chef Sébastien Tasset vient de poser ses casseroles au restaurant Saint-Nicolas, une savoureuse raison d’y réserver un séjour.

Posé face à la place de l’Église, l’Hôtel Mont-Blanc incarne depuis plus de cent ans l’hospitalité mégevanne. Il est idéalement situé entre boutiques de luxe et télécabine pour combler toutes les envies…

Chaque hiver, le grand sapin est un événement à lui seul. Cette année encore, décoré par Messika telle une pièce de haute joaillerie, il trône au centre du village bien après les fêtes de fin d’année, avec en arrière-plan l’institution AAllard, la boutique de mode alpine qui célébrera ses 100 ans en 2026.
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Les après-ski hystérisés, les enterrements de vie de jeune fille ou de garçon où l’on braille plus qu’on ne skie…

La bûche signature de la toute nouvelle pâtisserie Écir inspirée des sommets entourant Megève, mêlant noisette, chocolat et praliné, signée par Tess Evans-Mialet.

Musique, cocktails, énergie nocturne : on vient au Chacha pour prolonger la soirée sans quitter le chic de Megève. Le restaurant bar festif du groupe Annie Famose rappelle que la station sait aussi s’encanailler !
Au Bon Lait de Megève, fondé par Julien Gatillon, Nicolas Sibuet et leurs compagnes, signe la première liqueur de lait de la station, crémeuse, légèrement alcoolisée, née d’une recette confidentielle élaborée avec le lait des vaches de Megève et affinée par la famille Revenaz, bouilleurs de cru depuis quatre générations.
144, chemin du Petit-d’Arbon, Demi-Quartier.
À la tombée du jour, le Hibou d’Arbois s’impose comme le poste d’observation pour savourer son vin chaud, épicé juste ce qu’il faut, brûlant, réconfortant et sans sucre excessif.
3001, route Edmond-de-Rothschild.

La réouverture du Relais & Châteaux Flocons de Sel après plus d’un an de travaux marque le retour d’une adresse essentielle de la gastronomie alpine signée par le trois-étoiles Michelin Emmanuel Renaut. Quant au Flocons Village, il reste sur le podium des meilleures fondues !
L’Élégance a du cœur. L’Automobile Club de Megève et le Rallye du Cœur Lyon s’unissent pour la plus belle des courses : le soutien aux enfants malades et à leurs familles. Samedi 31 janvier et dimanche 1er février 2026, des voitures d’exception défileront dans le centre-ville avec concours d’élégance, vente aux enchères et course de ski…
Réservations : eleganceaducoeur.com
Quand le chef au chapeau, Marc Veyrat, prête son imaginaire végétal à la rigueur contemporaine de Mallory Gabsi, enfant du plat pays et star des écrans, quelque chose bascule. La Savoie s’affranchit de la carte postale. Si les assiettes tutoient certes les cimes, les prix aussi flirtent sans complexe avec les sommets.
539, chemin des Ânes.