Joe and the Juice, la page suivante… La chronique de François Simon
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Cette semaine, François Simon a testé Le Petit Rungis, à Nantes.
LTD/DR
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Cette semaine, François Simon a testé Le Petit Rungis, à Nantes.
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C’est comme la fin d’une époque. Et pas forcément une mauvaise nouvelle. La haute gastronomie est loin de nous, parle comme un politicien, ne s’adresse plus à nous. Ou à côté. Les bistrots se battent, et gagnent souvent en sympathie et solidarité gourmande. Les restaurants de l’entre-deux se demandent s’ils auront des clients ce midi. Et ce soir. Où sont donc alors partis les moineaux ? Partout. Ils ont fusé comme dans une cour de récréation.
C’est devenu n’importe quoi, et cela ressemble tout bonnement à notre époque. Le déjeuner s’est lyophilisé. Désintégré. Certains avalent une tinette dans leur auto sur un parking ; d’autres bouffent au bureau. D’autres encore filent à la boulangerie du coin, au coffee shop… Bouh, c’est une déroute massive, étrange, passionnante où nous, les moineaux, trouvons quelques branches attirantes.
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Il suffit de se promener dans les rues des villes, de suivre les collégiens, les employés, les premiers jobs… Ici, à Paris, il y a quelques Joe & The Juice. Entrons. Musiques massives, comme d’hab, qui, faut-il le rappeler, ont pour fonction sournoise de faire fuir le chaland au bout de vingt minutes. Et donc de renouveler la clientèle. Mais surtout, ce qui est frappant ici, ce sont les bobines. Que des jolies filles, des beaux garçons. Une sorte de galaxie shampouinée, délicate, posée, polie, méticuleuse, souvent accompagnée de petits chiens tout aussi profilés.
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