ENTRETIEN — Attendu en tournée pour célébrer les 35 ans de l’album « Alors regarde », le chanteur fait son retour sur les planches après quinze ans d’absence. Rencontre pleine de nostalgie et de boums.2026, l’année des retrouvailles ? Pour Patrick Bruel, ça démarre fort. Quinze ans après le succès phénoménal du Prénom, joué plus de 200 fois au théâtre Édouard-VII, voici le comédien de retour dans la même salle avec Deuxième Partie, pièce de Samuel Benchetrit où il embarque deux vieilles connaissances, Marine Delterme et Stéphane Freiss, dans un triangle amoureux des plus improbables.
Côté chanson, l’artiste prépare la tournée qui fêtera les plus de 35 ans de l’album qui a tout changé pour lui et ses fans, Alors regarde, porté par les fameuses paroles « tu verras tout ce qu’on peut faire si on est deux » et le succès colossal des tubes Casser la voix ou Place des Grands Hommes. Dans l’album suivant figure la chanson J’suis quand même là…, dont le clip, tourné en 1994, montre une certaine… Marine Delterme dans le rôle d’une jeune première qu’un metteur en scène, Bruel, reconquiert par le théâtre.
Il s’en amuse aujourd’hui, alors qu’il nous accueille dans ses bureaux de producteur, au 8e étage d’un immeuble moderne sur les Champs-Élysées : « La pièce installe, 30 ans après, une situation comparable, où je ne suis pas le metteur en scène mais où effectivement je reviens dans sa vie. Bien sûr, c’est un très joli clin d’œil. »
LA TRIBUNE DIMANCHE — Qu’est-ce qui vous a séduit dans le texte proposé par Samuel Benchetrit ?
PATRICK BRUEL — Son caractère insolite assorti de beaucoup de drôlerie. J’ai ri en la lisant, j’ai été rattrapé par l’émotion. On ne peut que s’identifier à ce qui se raconte. Cette pièce propose un vrai questionnement sur l’usure du couple, ses méandres et ce qu’il faut faire pour que ça tienne. C’est plus profond qu’il n’y paraît. Depuis 15 ans, j’ai eu beaucoup de propositions de théâtre, j’ai fait beaucoup de lectures, j’ai essayé des trucs, j’ai hésité… Y aller ? Ne pas y aller ? Il fallait que ce soit à la hauteur de ce que j’avais vécu avec Le Prénom, et de l’attente que cette pièce devenue culte avait suscitée. Quand j’ai lu la pièce de Samuel Benchetrit, je me suis dit : ce personnage, il faut que je le fasse parce qu’il va surprendre, il va étonner, et c’est ça le plus important.