Fin de vie : radioscopie d’un vote
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L'Assemblée nationale, le 30 juin 2026.
LTD/Xose Bouzas / Hans Lucas via Reuters Connect
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L'Assemblée nationale, le 30 juin 2026.
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Mardi 30 juin, les députés ont adopté en troisième lecture la proposition de loi relative à l’aide à mourir. 295 d’entre eux ont voté pour, 232 s’y sont opposés et 35 députés se sont abstenus. En seconde lecture, le 25 février dernier, le résultat avait été quasiment identique : 299 députés s’y étaient dit favorables, 226 défavorables et 37 s’étaient abstenus. C’est par rapport à la première lecture, le 27 mai 2025, que les lignes ont davantage bougé. 305 députés avaient dit oui à ce texte très discuté, 199 non et 57 s’étaient abstenus. Cette proposition de loi sur la fin de vie a dès le départ eu une particularité: elle a profondément divisé chaque groupe.
Mardi, un seul a voté d’un seul homme: le groupe UDR, celui d’Éric Ciotti, qui s’est prononcé contre. Les groupes MoDem et Horizons eux ont été quasiment divisés en deux. Au sein du groupe centriste, 19 députés ont voté pour et 16 contre. Au sein du groupe philippiste, 16 députés ont voté pour, 18 contre et il y a eu une abstention.
Plus intéressant encore, plusieurs députés auront évolué au cours des débats. Un seul député est passé du vote pour en première lecture au vote contre lors de la troisième (et déjà de la deuxième) : il s’agit de Guillaume Bigot, député RN du Territoire-de-Belfort. Le mouvement le plus nombreux aura été celui allant d’une abstention en première lecture vers un vote contre (souvent déjà exprimé en deuxième lecture). Marc Fesneau, président du groupe MoDem, Olivia Grégoire (Renaissance), Franck Allisio (RN), Julien Dive ou Virginie Duby-Muller (LR)…sont ainsi dans ce cas.